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00:00:00Et si le fait d'être trop gentil avec les autres faisait de vous une personne plus rancunière ?
00:00:04Je veux que vous y réfléchissiez, car c'est l'une des trois plus grandes leçons que j'ai tirées de
00:00:08la lecture du livre de Brené Brown, « Oser le leadership ». Dans cette vidéo, je veux partager avec vous trois leçons que
00:00:13j'aurais aimé apprendre des décennies plus tôt : comment transformer la vulnérabilité en votre plus grande force,
00:00:18comment faire face à la critique et au manque de respect, et comment mener de vraies conversations que vous avez
00:00:23évitées. Je m'appelle Vin et, depuis plus d'une décennie maintenant, j'ai enseigné à des millions de personnes à travers
00:00:28le monde à devenir de meilleurs communicateurs. Et cette année, je suis moi aussi devenu auteur. Alors, pour fêter ça, je
00:00:33partage les plus grands enseignements des livres sur la communication qui ont contribué à façonner le formateur et la personne
00:00:38que je suis devenu. Et c'est le quatrième livre de cette série : « Oser le leadership ». Avant de lire les travaux de Brené
00:00:44sur la vulnérabilité, j'avais une idée très différente de ce qu'elle signifiait. Je croyais que la vulnérabilité
00:00:49était une faiblesse. Parler de mes difficultés, de choses tristes, c'était faire preuve de faiblesse, Vin. Et demander de l'aide,
00:00:56hors de question. Je ne voulais pas montrer aux autres que ma vie n'était pas un long fleuve tranquille. Mais quand j'ai lu ce livre,
00:01:01cela a complètement changé ma vision de la vulnérabilité. Ce qui m'amène à la première leçon du livre.
00:01:07Ce n'est pas une faiblesse, c'est une connexion extrêmement puissante. En grandissant, la plupart de mes modèles
00:01:12étaient des hommes : mon père et mes oncles. Mais on ne leur avait jamais appris à être vulnérables. Ils gardaient
00:01:17tout pour eux et souffraient en silence. Et comme c'était la vision de la masculinité qui m'entourait,
00:01:23j'ai appris qu'un homme ne parle pas de sa douleur. Qu'un homme ne demande pas d'aide. Qu'un homme reste fort. Alors, pendant longtemps,
00:01:31je n'ai jamais voulu que ma famille me voie lutter. Je ne voulais pas donner l'image du leader qui n'a pas
00:01:36toutes les réponses. Je me contentais d'arriver plus tôt au bureau, de rester plus tard, de travailler plus dur. Et je
00:01:42n'ai décidément jamais dit : « Hé, j'en bave, j'ai besoin d'un peu d'aide. » Je pensais qu'être la personne la plus forte
00:01:47de l'équipe était ce que je pouvais offrir de plus précieux à tout le monde. Mais il y a eu un prix à payer.
00:01:52Si vous ne laissez jamais personne voir que vous avez besoin d'aide et de soutien, vous finissez par vous rendre compte que vous
00:01:57n'avez personne vers qui vous tourner pour obtenir du réconfort. J'étais entouré de monde et pourtant je me sentais incroyablement
00:02:03seul. Pire encore, je commençais à en vouloir à ceux pour qui j'étais là. Je me disais :
00:02:08« Je suis toujours là pour vous, pourquoi n'êtes-vous pas là pour moi ? » Et la réponse à cela était on ne peut plus simple.
00:02:14Ils ne savaient même pas que j'avais besoin d'aide, parce que je ne la demandais jamais, jamais. C'est ce que les travaux de Brené m'ont aidé à comprendre.
00:02:21La vulnérabilité, ce n'est pas une faiblesse. C'est dire : « Je ne sais pas. » C'est dire : « J'ai besoin d'aide. Ça m'a blessé. Hé, j'ai peur. »
00:02:29« Ça risque bien d'échouer. » Et l'un des moments qui m'a aidé à le comprendre s'est produit lors de l'un de mes ateliers
00:02:34de communication. Je racontais une histoire sur ma grand-mère et à quel point elle me manquait. Et en la racontant,
00:02:39je suis devenu émotif, vraiment émotif, au point de devoir interrompre brusquement le cours pour aller
00:02:45pleurer en coulisses. C'était exactement ce que j'avais passé le plus clair de mon temps à essayer d'éviter. J'avais honte. Je me sentais
00:02:52faible. J'avais l'impression d'avoir déçu mes étudiants. Pourtant, quelque chose de surprenant s'est produit à ce moment-là.
00:02:57Mes étudiants ne m'ont pas jugé moins bien. Ils sont venus vers moi. Ils m'ont parlé de leurs grands-parents.
00:03:02Certains m'ont dit que mon histoire sur ma grand-mère leur avait donné envie de leur rendre visite plus souvent.
00:03:07L'histoire n'a pas plombé l'ambiance. Elle a ouvert la voie à une belle conversation. Et je crois que c'est là que j'ai
00:03:13compris la différence entre vulnérabilité et décharge émotionnelle. Cela demande du discernement, de la confiance
00:03:18et des limites. Brené fait cette belle distinction entre partager à partir de ses blessures et partager à partir
00:03:24de ses cicatrices. Une blessure ouverte saigne encore. Vous avez peut-être encore besoin d'intimité, de soutien et de temps pour comprendre
00:03:30ce qui s'est passé. Alors qu'une cicatrice dit : « Ça m'a fait mal, mais je peux le partager sans vous rendre responsable
00:03:35de ma guérison. » Or, je m'y suis complètement pris de travers quand j'ai commencé à apprendre à être plus vulnérable.
00:03:40J'en ai dit bien trop. Je partageais mes blessures. Je suis passé de « Je vais bien » à « Voulez-vous connaître chaque pensée non digérée
00:03:47que j'ai eue depuis l'enfance ? » Beaucoup de gens, y compris moi, tentent d'être vulnérables une fois. Se sentent mal à l'aise ou reçoivent une mauvaise
00:03:53réaction et décident : « Je ne le ferai plus jamais. » Mais parfois, un mauvais retour est un retour utile. Peut-être
00:03:58que cette personne n'était pas la bonne pour tout entendre. Peut-être que ce n'était pas le bon moment. Un commentaire ne signifie
00:04:03pas toujours d'arrêter. Parfois, il indique qu'il faut ajuster le tir. Et cela fait écho à la raison pour laquelle j'ai écrit mon livre,
00:04:10« Avant d'oublier comment tisser des liens ». Les gens ne peuvent pas se connecter aux parts de vous que vous ne leur permettez jamais
00:04:15de découvrir. L'émotion dans votre voix, l'expression sur votre visage et les histoires qu'il faut
00:04:21du courage pour raconter. Ce sont autant de façons de se montrer davantage. Et comme le courage ne s'acquiert pas
00:04:28uniquement en lisant des livres, nous avons créé un bonus de précommande spécial. Ainsi, si vous précommandez
00:04:33« Avant d'oublier comment tisser des liens » ce mois-ci, vous obtiendrez un billet gratuit pour me rejoindre en direct lors de mon événement en ligne de trois jours,
00:04:39« Briser les codes ». Vous serez invité à allumer vos caméras, à monter sur la scène virtuelle et à vous entraîner à utiliser votre voix
00:04:45et votre expression dans un environnement bienveillant. Le lien est ci-dessous, ou vous pouvez scanner le QR code à l'écran.
00:04:51La vulnérabilité était donc la première chose que j'avais mal comprise. La seconde, c'est la façon dont j'ai laissé les gens parasiter mon esprit. L'une des
00:04:57idées les plus fortes dans l'œuvre de Brené provient du célèbre discours de Theodore Roosevelt sur l'homme dans l'arène.
00:05:03L'idée centrale est que le mérite revient à celui qui est réellement dans l'arène. Celui qui se montre,
00:05:09essaie, échoue, se fait terrasser et se relève. Et non pas à celui qui reste assis bien à l'abri dans les gradins,
00:05:16à critiquer depuis les tribunes. Et j'avais désespérément besoin de cette leçon. J'ai commencé à créer
00:05:22du contenu vers 2009, et j'ai arrêté très vite. Quelques commentaires haineux sont arrivés et je n'ai pas pu y faire face.
00:05:29Un parfait inconnu pouvait écrire huit mots, et voilà que ces huit mots hantaient mon esprit sans payer de loyer.
00:05:33Et au fil des ans, à mesure que de plus en plus de gens ont commencé à suivre notre travail, les critiques ont elles aussi augmenté. Des gens commentaient
00:05:40mon apparence, mes cicatrices d'acné, ma façon de m'habiller, et disaient que ce j'enseignais était trop simple
00:05:45et évident. Et la plus grande erreur que j'ai commise a été de traiter chaque commentaire comme s'il avait le même
00:05:51poids. Je recevais les retours d'un mentor qui avait passé des décennies à parler, créer et enseigner,
00:05:57et puis je recevais l'avis d'un compte nommé « DestructeurDAnes793 » et je leur accordais la même valeur
00:06:03émotionnelle. Brené m'a aidé à comprendre que tous ceux qui hurlent depuis les tribunes ne méritent pas d'avoir une place
00:06:09à la table de stratégie. Cela ne veut pas dire qu'il faut ignorer toutes les critiques, d'accord ? Certains retours blessent parce qu'ils sont
00:06:14vrais. Je demande toujours à des mentors leur avis sincère, et leurs remarques me piquent encore. Mais ils sont dans
00:06:21l'arène avec moi. Ils comprennent le travail. Ils ont eux-mêmes risqué l'échec. Ils veulent que je m'améliore,
00:06:27pas simplement que je saigne. Lorsque je reçois des critiques, j'ai appris à me demander : « Cette personne fait-elle un travail que
00:06:33je respecte ? S'intéresse-t-elle au travail ? Ou aime-t-elle simplement lancer des tomates ? » Parce que si vous écoutez
00:06:40tout le monde, vous finissez par ne plus vous entendre vous-même. Et l'écriture de mon livre a été une toute nouvelle arène pour moi.
00:06:47La scène est une arène que je comprends. J'adore faire des conférences sur scène. J'ai ma voix, mon langage
00:06:53corporel et mes expressions faciales. Mais l'écriture m'a pris tous ces outils. Il ne me restait plus que des mots
00:06:59sur une page. Une fois le manuscrit remis, j'ai commencé à remarquer la moindre faiblesse, les répétitions,
00:07:06les tics de langage que j'écris mais que je ne prononce pas. L'écriture m'a fait me sentir comme un bébé girafe. J'étais techniquement
00:07:13en vie, mais mes jambes ne faisaient pas ce que je voulais. J'ai dû apprendre à écrire en écrivant
00:07:19le livre. Et c'était diablement difficile. Mais c'était aussi formidable. J'enregistre d'ailleurs le livre audio cette semaine. Je vais donc
00:07:27enfin ravoir l'un de mes outils : ma voix. Le bébé girafe a enfin un micro ! Youpi ! Écoutez, n'attendez pas d'être
00:07:36sans peur pour entrer dans l'arène, même si c'est celle de l'écriture, une sacrée terrifiante. Pour être franc, je n'avais
00:07:42rien à faire dans l'arène littéraire. Je n'avais jamais écrit. J'étais mort de trouille. Mais je l'ai fait quand même,
00:07:48parce que j'ai compris qu'il ne s'agit pas de devenir intrépide. Il s'agit plutôt de se présenter en ayant peur et de le faire
00:07:54quand même. Et progressivement, cela devient moins effrayant. En d'autres termes, on finit par avoir de moins en moins peur. Mais la leçon qui m'a pris
00:08:03le plus de temps ne concernait ni le regard des autres ni les jugements. C'était celle des conversations que je refusais d'avoir. Et je
00:08:10refusais d'avoir ces discussions difficiles parce que j'étais trop gentil. Et en étant trop gentil, je manquais
00:08:17de clarté sur ce que je voulais. Ce qui m'amène à la troisième leçon de Brené : ce qui est clair est bienveillant, ce qui est flou est en réalité
00:08:24malveillant. Pendant la majeure partie de ma vie, je n'ai pas simplement manqué de clarté lors des conversations difficiles : je fuyais
00:08:31totalement ces discussions. J'ai travaillé avec un membre de mon équipe il y a des années qui me décevait régulièrement. Le travail n'était pas fait, je devais
00:08:38reprendre les choses. Les délais n'étaient pas respectés. Et chaque fois que cela se produisait, je me disais : « Ne dis rien, Vin. Ne blesse pas
00:08:44leurs sentiments. C' quelqu'un de bien. Répare ça toi-même. » Et c'est ce que je faisais. Encore, encore et encore. Jusqu'au jour où j'ai craqué.
00:08:50Toutes les remarques que j'aurais dû faire calmement au fil des mois sont sorties d'un coup. J'ai explosé. J'ai perdu mon sang-froid. Et j'ai
00:08:59détruit notre relation de travail. Plus douloureusement encore, j'ai abîmé l'amitié qui se trouvait en dessous. C'était quelqu'un de formidable,
00:09:05mais parce que j'avais évité l'inconfort d'être clair au début, j'ai fini par lui infliger la cruauté de mon ressentiment accumulé.
00:09:12Je me disais que je protégeais ses sentiments, mais je me protégeais aussi moi-même. J'ai donc choisi le réconfort à court terme
00:09:19pour créer de la souffrance à long terme. Je crois qu'une part de ma peur venait d'expériences où d'autres avaient utilisé
00:09:25l'honnêteté comme un permis d'être cruel. Je pensais donc qu'il n'y avait que deux options : ne rien dire ou dire des choses brutales.
00:09:33Avec le recul, j'aurais pu dire au membre de mon équipe : « Écoute, ce mois-ci, trois travaux
00:09:39n'ont pas respecté la date convenue et j'ai dû en refaire des parties moi-même. » Ce sont les faits observables.
00:09:45Ensuite : « Je me sens débordé et je crains que cette situation n'affecte à la fois le travail et notre relation. »
00:09:51Ça, c'est la partie sur l'impact. Enfin : « Peut-on parler de ce qui coince et de ce qui doit changer pour l'un comme pour l'autre ? »
00:09:57C'est une invitation à la discussion. C'est clair, c'est honnête et cela reste humain.
00:10:02Comparez cela avec le fait de ne rien dire pendant six mois pour finir par hurler : « Tu ne fais jamais rien correctement ! »
00:10:08L'une des options donne à quelqu'un une chance de réagir et de s'améliorer. L'autre lui fait se demander si vous le détestez en secret depuis février.
00:10:14Et c'est ce qui, selon moi, relie ces trois leçons dans « Oser le leadership ».
00:10:18La vulnérabilité vous demande de tolérer l'inconfort d'être vu. Entrer dans l'arène vous demande de tolérer l'inconfort d'être jugé.
00:10:25La clarté vous demande de tolérer l'inconfort d'une conversation honnête.
00:10:29Le leadership ne consiste pas à éviter l'inconfort, mais à apprendre à le supporter sans le reporter immédiatement sur tout votre entourage.
00:10:37Je pensais autrefois que la force signifiait n'avoir besoin de personne, ne jamais laisser les critiques m'atteindre et ne jamais avoir de discussion embarrassante.
00:10:44Aujourd'hui, je crois que la force a un visage bien différent : c'est demander de l'aide avant de commencer à couler,
00:10:50montrer son travail avant de savoir comment les autres vont l'accueillir,
00:10:53et tenir suffisamment à quelqu'un pour être clair avec lui avant que la frustration ne se transforme en rancœur.
00:10:58Le travail de Brené m'a aidé à nouer des relations plus profondes.
00:11:01Il m'a fait comprendre que ce n'était pas la vulnérabilité qui affaiblissait mes liens avec les gens,
00:11:05mais bien l'armure que j'utilisais pour l'éviter.
00:11:08Alors Brené, merci du fond du cœur pour ce livre incroyable et toute votre sagesse.
00:11:12Je recommande constamment ses livres dans mes ateliers.
00:11:15Et « Oser le leadership » est un point de départ idéal pour votre voyage vers la vulnérabilité.
00:11:19Et si vous souhaitez approfondir mon travail sur la communication et la connexion,
00:11:22« Avant d'oublier comment tisser des liens » est disponible en précommande dès maintenant.
00:11:25Le lien est ci-dessous et le QR code s'affiche à l'écran.
00:11:28Et votre bonus de précommande, n'oubliez pas, vous donne droit à un billet gratuit pour me rejoindre pendant trois jours à mon événement, « Briser les codes ».
00:11:34C'était le quatrième livre.
00:11:35Et si vous avez manqué la vidéo précédente où je parlais des conversations cruciales,
00:11:40cliquez ici pour découvrir les trois plus grandes leçons que j'ai tirées de ce livre.