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00:00:00Bon retour à la vie, mon vieux.
00:00:05Eh bien, je revis depuis un bon moment maintenant.
00:00:08Le 28 juin, c'était en fait le jour de ma greffe l'année dernière,
00:00:13donc ça fait bientôt un an.
00:00:15Je crois que je me suis réveillé le 2 juillet ou quelque chose comme ça,
00:00:19ou j'ai recouvré la conscience.
00:00:23Donc oui, c'est tout un processus, mais je suis là, ça va mieux,
00:00:26et la vie est plutôt belle.
00:00:28Alors il y a un an, tu étais vraiment dans la merde.
00:00:31Eh bien, je viens juste de faire une publication hier parce que le 6 juin,
00:00:34c'était il y a deux jours, samedi,
00:00:35j'ai été intronisé au National Wrestling Hall of Fame.
00:00:38Et quand je suis rentré, ou retourné à l'hôtel avec ma femme,
00:00:41j'ai dit : est-ce que j'ai été évacué par avion le 6 juin dernier ?
00:00:44Donc l'année dernière, le 6 juin, j'étais à Vegas,
00:00:47et je suis allé dans un premier hôpital, puis un deuxième,
00:00:50et puis on a eu des amis qui sont venus,
00:00:52l'un était médecin et l'autre infirmière, et ils ont dit :
00:00:54il ne va pas tenir jusqu'à cet hôpital.
00:00:57Il faut le ramener à Milwaukee parce qu'ils ont un bon,
00:00:59ça s'appelle une USI cardiovasculaire, une unité de soins intensifs.
00:01:04Et ils m'ont trouvé un vol.
00:01:05Ils m'ont mis dans un avion, m'ont ramené tout le chemin.
00:01:08Et j'ai dit à ma femme : pourquoi c'était une si mauvaise journée ?
00:01:10Parce que je ne m'en rappelle pas.
00:01:11Je dormais.
00:01:12Et elle a dit : pour me transporter, ils ont dû paralyser complètement mon corps.
00:01:16Et ensuite, quand je suis rentré à Milwaukee, ils m'ont branché sous ECMO.
00:01:20Et avec l'ECMO, je crois qu'il n'y a que 40 % de chances de s'en sortir.
00:01:24Beaucoup de gens y passent et n'en sortent pas.
00:01:26Alors ils espéraient que je n'aurais pas à en arriver là.
00:01:28J'ai dû y passer.
00:01:28Donc le 6 juin de l'année dernière, bien que je ne m'en souvienne pas,
00:01:31c'était plutôt mouvementé.
00:01:32Et puis cette année, tu as pu fêter ça.
00:01:35C'est donc, tu vois, la boucle est bouclée.
00:01:37Pour ceux qui ne savent pas de quoi nous parlons,
00:01:39pourrais-tu expliquer ce qui s'est passé au cours des 12 derniers mois ?
00:01:42Oui, eh bien, le 28 mai de l'année dernière, en 2025, je suis allé à l'hôpital.
00:01:49J'étais en fait allé à l'hôpital la veille aussi, le 27 mai,
00:01:53j'avais mal au dos, juste une douleur dorsale.
00:01:56Je pensais que c'était un lumbago.
00:01:57C'était tout, tu vois ?
00:01:58Et le 27 mai, j'ai fait des examens, tout était normal.
00:02:01J'ai passé tous les tests vitaux.
00:02:02Et j'ai dit à ma femme : tu vois, je t'avais bien dit que c'était juste un lumbago.
00:02:06Et le médecin m'a donné des médicaments pour un lumbago.
00:02:09Et je suis retourné à l'hôtel.
00:02:10Nous étions à la conférence Bitcoin.
00:02:12Et ça a empiré.
00:02:14Et le médicament n'a pas du tout fonctionné, ce qui ne m'arrive jamais.
00:02:17J'ai eu, tu sais, une poignée d'autres lumbagos dans ma vie.
00:02:19Et les médicaments sont vraiment efficaces.
00:02:20Ça a juste empiré de plus en plus.
00:02:22Et puis, tu sais, je suis resté éveillé une grande partie de la nuit à essayer de me soulager.
00:02:26Et quand je me suis réveillé le matin, donc au milieu de la nuit,
00:02:29j'avais fini par m'endormir.
00:02:31Quand je me suis réveillé le matin, il était un peu plus tard.
00:02:33Et elle m'avait filmé en train de dormir.
00:02:35Et elle l'avait envoyé à quelques-uns de nos amis médecins.
00:02:37Et ils ont dit : il faut l'emmener à l'hôpital dès que possible.
00:02:40Alors quand je me suis réveillé.
00:02:42Qu'est-ce qui se passait pendant que tu dormais ?
00:02:44Je respirais de manière hyper rapide et difficile.
00:02:48Exact.
00:02:49Et donc quand je me suis réveillé, ma femme m'a dit : hé, on va à l'hôpital.
00:02:53Et j'ai dit : mec, tu m'as déjà fait aller à l'hôpital.
00:02:55Et j'ai dit : je ne vais pas retourner à l'hôpital, bordel.
00:02:58Tu sais, j'ai des trucs à faire aujourd'hui.
00:03:00Je ne veux pas aller à l'hôpital.
00:03:01Et elle disait : non, tu dois aller à l'hôpital.
00:03:02Donc ils ont fini par me convaincre d'aller à l'hôpital.
00:03:04Et c'était au même endroit que la veille où nous étions allés.
00:03:08Et je me souviens d'être entré dans la salle d'attente et puis c'est tout.
00:03:13Je ne me souviens de rien d'autre.
00:03:14Je me suis réveillé le 2 juillet.
00:03:16Je ne savais pas où j'étais.
00:03:17Je ne savais pas pourquoi j'étais là.
00:03:18Je ne me rappelle de rien.
00:03:19J'ai dormi pendant, je crois, 37 jours.
00:03:22Tu es donc passé d'une certaine irritation d'être de retour au même hôpital pour ce que tu pensais
00:03:30être un lumbago pour la deuxième fois, avec ta femme un peu trop insistante,
00:03:33c'est bien ça ?
00:03:35Oui.
00:03:36À : on est en juillet et c'est quoi ce bordel ?
00:03:39Oh, et je suis dans un tout autre hôpital maintenant.
00:03:43Eh bien, je me suis réveillé et c'était, tu vois, je dis réveillé.
00:03:46J'étais parfois éveillé, mais de mon point de vue, je ne m'en rappelle pas du tout, rien.
00:03:51Et donc quand je me suis réveillé la première fois ou quand j'ai retrouvé une quelconque
00:03:56compréhension cognitive de ce qui se passait, c'était au milieu de la nuit.
00:04:00Il faisait noir.
00:04:01J'ai évidemment vite réalisé que j'étais à l'hôpital et j'ai commencé à penser : comment j'ai atterri ici ?
00:04:06Pourquoi suis-je ici ?
00:04:07Pourquoi suis-je là ?
00:04:07Je ne me souvenais pas d'être allé à Vegas.
00:04:09C'était : comment suis-je arrivé là ?
00:04:10Pourquoi suis-je là ?
00:04:11Et puis je ne pouvais plus parler du tout.
00:04:13Et donc je ne me rappelle même plus comment c'est arrivé, mais d'une manière ou d'une autre, j'ai fait signe à l'infirmière : pourquoi suis-je ici ?
00:04:19Qu'est-ce que je fais ?
00:04:20Qu'est-ce que je fais ?
00:04:21Et ils m'ont dit que j'avais eu une double greffe des poumons et, vous savez, encore une fois, je ne pouvais pas parler et
00:04:26c'était du genre, ok, pourquoi j'ai une double greffe des poumons ?
00:04:29J'ai, je ne sais pas.
00:04:30Je n'ai aucune idée de ce, de comment c'est arrivé.
00:04:32Je suis en parfaite santé.
00:04:33Je n'ai jamais fumé.
00:04:34Je n'ai jamais rien fait de tel.
00:04:35Euh, et puis finalement ma femme est venue le matin, enfin, vous savez, le lendemain matin
00:04:41ou peu importe, et elle avait tout consigné.
00:04:44C'était comme un journal de bord jour par jour, vous savez, 2 juin, ceci s'est produit, 4 juin, cela s'est produit.
00:04:49Et j'ai dû le lire et je me suis dit, oh mon Dieu, quoi ?
00:04:54Genre, comment a-t-il pu arriver une chose pareille ?
00:04:56Euh, et ouais, c'était à peu près mon souvenir de mon réveil et de la façon dont j'ai réalisé ce qui
00:05:01se passait.
00:05:01Donc rétrospectivement, je sais que tu n'étais pas réveillé pour pouvoir comprendre tout ça de ton
00:05:06propre point de vue.
00:05:07Ouais.
00:05:08Tu vas dans la salle d'attente et ensuite, qu'est-ce qui se passe ?
00:05:12Euh, eh bien, j'avais une infection à staphylocoque sur le coude.
00:05:16Euh, je ne sais pas si vous en avez déjà eu un ou pas, mais vous savez, parfois, moi, toute ma vie,
00:05:21je n'ai eu besoin de prendre des antibiotiques qu'une seule et unique fois.
00:05:25Euh, vous savez, vous avez une coupure, ça s'infecte un peu, vous mettez de l'antibactérien,
00:05:29vous vous lavez, vous prenez une douche, vous nettoyez et ça disparaît.
00:05:31Et c'est ce qui m'est arrivé.
00:05:32J'avais une petite infection sur le coude.
00:05:35Je me suis lavé, j'ai pris une douche, je l'ai fait tremper, j'ai mis de l'antibactérien.
00:05:38Et en quelques jours, c'était parti et je n'y ai pas prêté plus d'attention que ça, vous savez.
00:05:42Et puis, sans faire le moindre rapprochement, environ quatre jours plus tard, j'ai commencé à avoir mal au dos
00:05:47et je me suis dit, ok, c'est un lumbago.
00:05:49Et tout le monde disait toujours, tu réagirais différemment.
00:05:51Et je me suis dit, non, je ne ferais pas autrement.
00:05:53Qui aurait pu deviner, ah oui, j'ai mal au dos parce que mon corps me ronge les poumons de
00:05:57l'intérieur.
00:05:58Genre, personne n'a jamais entendu parler de ça.
00:06:00C'est complètement ridicule.
00:06:01Le staphylocoque est donc entré dans mon sang et s'est transformé en une pneumonie nécrosante
00:06:08dans laquelle, euh, mon corps était essentiellement en train de me ronger les poumons de l'intérieur vers l'extérieur.
00:06:13C'était ça, la cause de mon mal de dos.
00:06:15Donc j'ai vécu avec ça pendant, euh, je crois bien cinq jours avant de me retrouver à l'hôpital.
00:06:20Et une fois à l'hôpital, c'était vraiment grave, du genre sepsis et pneumonie
00:06:24nécrosante.
00:06:25Euh, et ouais, ils ont tout tenté pour agir sur mes poumons
00:06:31et me maintenir en vie.
00:06:32Et à un moment donné, le seul moyen pour que je reste en vie était de subir, euh,
00:06:37une greffe des poumons, ce que, vous savez, encore une fois, je n'étais conscient de rien de tout cela.
00:06:41Euh, et donc je crois que j'ai passé environ trois semaines à l'hôpital de Milwaukee avant que cela
00:06:46n'arrive.
00:06:47Et ensuite, j'ai eu la greffe de poumons et, euh, je crois que j'étais encore dans les vapes
00:06:51pendant encore environ six jours après ça.
00:06:54Puis je me suis réveillé et j'étais là.
00:06:57Putain.
00:06:59Pourquoi t'as des poumons ? Pourquoi t'as des poumons ?
00:07:01C'est ce que j'ai dit.
00:07:03Euh, je, je ne sais pas.
00:07:06Euh, j'ai d'ailleurs écrit à la famille du donneur.
00:07:08La famille du donneur n'a pas répondu.
00:07:10Évidemment.
00:07:11Est-ce qu'ils viennent de la même personne ?
00:07:13Ouais.
00:07:13Ouais.
00:07:14Mais tu ne peux pas, tu ne peux pas mélanger et assortir deux poumons.
00:07:16Ah, je crois bien que si, en fait.
00:07:18Euh, non, je sais que c'est possible, parce que j'en ai discuté avec un gars à l'hôpital.
00:07:21Tu sais, et c'est le genre de situation où, euh, tu penses à la vie et tu penses à
00:07:25la gratitude, et tu ne veux jamais rien prendre pour acquis.
00:07:28Et je repense souvent aux gens que je croise à l'hôpital.
00:07:31Maintenant, euh, c'était il y a un moment, il y a probablement quatre mois, mais j'y étais pour l'un de mes contrôles de routine
00:07:35et ce gars vient me voir et, tu vois, je suis en train d'attendre pour entrer voir
00:07:39les médecins.
00:07:42Il y a donc beaucoup de personnes du même genre, dans un secteur similaire.
00:07:45Il avait lui aussi subi une greffe des poumons et, tu sais, je me dis, bon, j'ai été inconscient
00:07:49pendant 36 jours et j'ai passé 73 jours en tout à l'hôpital, ou quelque chose comme ça, ce qui
00:07:54fait une sacré paie.
00:07:55Et c'était loin d'être drôle, mais ce type-là est resté neuf mois à l'hôpital tant il était
00:08:01malade, et il a eu une double greffe des poumons, puis presque immédiatement, l'un des deux poumons
00:08:06s'est rebellé.
00:08:07Je ne sais ni pourquoi ni comment, je ne suis pas médecin.
00:08:08Je ne peux pas expliquer ce qui s'est passé.
00:08:09Et il a reçu un autre poumon provenant d'une autre personne et il vit à présent avec deux nouveaux poumons
00:08:14provenant de deux donneurs différents.
00:08:16Alors je me dis toujours, oui, ma situation a été dure, mais ça pourrait toujours être pire.
00:08:20Encore plus dur.
00:08:21Et au bout du compte, je pourrais très bien ne plus être là.
00:08:24Je suis donc plutôt reconnaissant pour ce qui s'est passé.
00:08:27Où est-ce qu'ils, comment ils sortent les poumons ?
00:08:31Ça t'ouvre carrément.
00:08:32Si vous pouvez voir ça, mais juste là.
00:08:33Ouais.
00:08:33Ouais.
00:08:33Ouais.
00:08:34Ça te fend carrément en deux.
00:08:35Ouais.
00:08:36Donc ils ne passent pas par en dessous, ils ne vont pas fouiller sous la cage thoracique pour
00:08:40les tirer vers le bas.
00:08:40Est-ce qu'ils ouvrent la cage thoracique en grand ?
00:08:42Tu sais quoi, Chris ?
00:08:44Je n'ai jamais eu le cran d'aller regarder exactement comment ils s'y prennent.
00:08:47Pas question.
00:08:48Non, je ne veux pas savoir.
00:08:49Tu ne voulais juste pas savoir ?
00:08:49Non.
00:08:50Ça s'appelle, enfin, tu peux aller voir sur Internet.
00:08:53Si tu veux chercher, ça s'appelle une incision en coquille de palme.
00:08:58Euh, je vois exactement où j'ai été coupé.
00:09:00Je sais ce que ça fait.
00:09:02Mais non, je n'ai jamais eu le courage d'aller voir exactement comment ils t'ouvrent.
00:09:06Voilà.
00:09:07Je suppose.
00:09:07Ouais.
00:09:07J'ai l'impression que ça me dégouterait un peu trop.
00:09:10Ouais.
00:09:10Peut-être, oui, je suppose.
00:09:11Ce qui est fou, c'est qu'ils doivent tout rattacher.
00:09:15C'est comme, c'est littéralement de la plomberie.
00:09:16De la plomberie humaine.
00:09:18Tu réattaches, ou des conduits de clim, c'est peut-être plus précis.
00:09:22Du genre, oh, il y a un tuyau qui descend.
00:09:24Il faut qu'on enlève ce tuyau.
00:09:25Ce tuyau doit être reconnecté.
00:09:27Ouais.
00:09:27Je veux dire, je ne sais pas, encore une fois, si tu n'as pas fait tes recherches.
00:09:30Je veux savoir comment, quand on retire les poumons de quelqu'un, je dois savoir comment ils
00:09:35font pour te faire respirer, pour que tu restes en vie.
00:09:39Mais il y a forcément un moment où il n'y a plus de poumons, ou un moment...
00:09:45Il y a un moment où il y a quatre poumons.
00:09:47Il y a deux choix possibles.
00:09:48Soit ils connectent les deux en même temps et en retirent un.
00:09:52Ouais.
00:09:53Tu sais quoi ?
00:09:53Je ne connais pas la réponse.
00:09:55Je devrais la savoir.
00:09:55Je sais.
00:09:56Je vais te le dire, c'est dégueulasse.
00:09:58Ils ont dit, le médecin a bien dit que c'était, euh, la pire greffe de poumons qu'elle ait jamais vue parce que
00:10:03parce qu'une grande partie de mes tissus étaient morts.
00:10:05C'était un peu comme de la colle sur les parois de mes côtes et des trucs comme ça.
00:10:10Voilà.
00:10:11Ils ont dû vraiment gratter tous les vieux poumons à l'intérieur de ma cage thoracique.
00:10:17Parce qu'ils étaient en train de se décomposer en moi.
00:10:19C'est ce qu'elle a dit.
00:10:21Elle a donc dit que c'était l'une des pires qu'ils aient jamais vues.
00:10:23Euh, je ne me rappelle plus de la durée exacte.
00:10:26J'étais à moitié inconscient pendant une grande partie du début, mais elle a dit que ça leur avait
00:10:31pris pas mal de temps de tout nettoyer puis de mettre les nouveaux en place.
00:10:35Alors, tu sais quoi ?
00:10:36Je ne sais pas comment je saignais à ce moment-là.
00:10:38Est-ce que les gens ont une idée d'où ça vient ?
00:10:41Est-ce que ça apparaît comme ça ?
00:10:43Est-ce un virus ?
00:10:44Est-ce qu'on attrape ça sur des tatamis ou quoi ?
00:10:47Eh bien, je pense que j'ai eu l'infection à staphylocoque d'origine, mais pour en revenir à ce que je disais,
00:10:51c'était guéri et c'était réglé.
00:10:53Et ce n'était pas comme si j'avais eu la grippe, ou que j'étais malade, ou que je toussais, rien de tout ça.
00:11:00Absolument rien.
00:11:02Et tu sais, cette histoire avec Kyle Busch, c'était il y a quelques semaines.
00:11:06C'était bizarre.
00:11:07C'était presque jour pour jour un an après ce qui m'était arrivé, et ça ressemblait beaucoup,
00:11:14vraiment beaucoup à ce que j'ai traversé.
00:11:15Et, tu vois, je n'ai pas cuisiné le médecin à fond sur le pourquoi du comment c'est arrivé.
00:11:21Ou comment c'est arrivé ?
00:11:21Ou ce genre de choses.
00:11:22Je veux dire, comment c'est arrivé ?
00:11:23Je crois que je me suis réveillé en me disant : c'est ma nouvelle réalité.
00:11:26Comment je fais pour aller mieux ?
00:11:27Je l'ai donc beaucoup questionné sur la manière de guérir, mais pas sur la cause.
00:11:33Comment c'est arrivé ?
00:11:34C'est une façon de voir les choses très intéressante.
00:11:36Ouais, je suppose que comprendre ce qui s'est passé n'a d'importance que dans la mesure où ça aide à savoir quoi faire maintenant pour s'améliorer.
00:11:43Ce que tu peux faire maintenant pour aller mieux.
00:11:45Oui.
00:11:46Et, tu sais, c'était probablement quelque chose d'extrêmement rare.
00:11:51Voilà.
00:11:52Je pourrais lui redemander, mais honnêtement, une partie de moi pense, d'après ce que ma femme a raconté...
00:11:57parce que ma femme était évidemment éveillée et leur parlait.
00:12:02À tout le monde.
00:12:03Elle a fait un travail formidable pour essayer de contacter tous ceux qui pouvaient m'aider.
00:12:07Voilà.
00:12:07Mais c'était le genre de situation où ils avaient du mal à comprendre comment j'avais pu tomber aussi malade.
00:12:13Tu vois.
00:12:14Elle a mentionné la coupure à mon coude.
00:12:15Elle était au courant, mais ils posaient toutes sortes de questions du genre : est-ce qu'il faisait ci, est-ce qu'il faisait ça ?
00:12:20Ils cherchaient à comprendre.
00:12:21Je pense qu'ils se disaient que ça n'avait aucun sens non plus.
00:12:27D'accord.
00:12:28Donc tu te réveilles, tu émerge.
00:12:32Et ensuite ?
00:12:33Mince.
00:12:34Au début, c'est vraiment drôle.
00:12:36Tu penses que tu es pleinement conscient, si l'on peut dire, une fois réveillé.
00:12:42Et maintenant, quand je repense aux 10 premiers jours ou deux premières semaines...
00:12:47Je me dis que j'étais complètement à côté de mes pompes.
00:12:50Je veux dire, maintenant je réalise qu'il y a une période de deux ou trois jours dont je me souviens très clairement.
00:12:54Je me rappelle de choses qui se sont réellement produites.
00:12:56Parce que j'ai vérifié auprès de personnes qui étaient là en leur demandant si c'était vraiment arrivé.
00:13:00Voilà.
00:13:01Mais à côté de ça, j'étais persuadé d'avoir été transféré dans un hôpital au bord d'un lac, à environ 800 mètres de chez moi.
00:13:09Et il n'y a pas d'hôpital là-bas, ça n'existait pas.
00:13:10C'était le fruit de mon imagination pendant plusieurs jours.
00:13:12Et je sais que je n'arrêtais pas de menacer...
00:13:14Euh, et je... je sais que je n'arrêtais pas de menacer.
00:13:17Je n'arrêtais pas de menacer les infirmières de rentrer chez moi à pied.
00:13:20Parce que j'étais juste sur la route.
00:13:23Je ne pouvais même pas marcher.
00:13:25Je ne pouvais pas marcher.
00:13:26Vous savez, c'est comme l'idée.
00:13:27C'est un mensonge.
00:13:27C'est un mensonge venu de toutes les directions.
00:13:29Ouais.
00:13:30Donc, vous savez, pendant cette première quinzaine, genre, euh, vous savez, je pense que j'étais
00:13:34sous l'effet de tellement de médicaments.
00:13:35J'ai arrêté les antidouleurs relativement vite, mais, euh, c'est le reste des trucs que je prenais.
00:13:40Et puis ils appellent ça du délire parce qu'on ne dort pas assez à l'h- vous savez, à l'hôpital.
00:13:44À l'hôpital.
00:13:45Euh, ouais, j'ai eu tellement d'idées folles.
00:13:47Euh, vous savez, un point positif.
00:13:49J'ai eu pas mal d'amis qui m'ont rendu visite.
00:13:50Et donc ça fait que, je sais que certaines choses que je pensais s'être produites se sont bien produites.
00:13:53Parce que j'ai demandé : Hé, est-ce que tu étais là quand X, Y ou Z s'est produit ?
00:13:56Et ils ont dit oui.
00:13:57Donc j'ai eu beaucoup d'amis qui m'ont rendu visite.
00:13:58Ma femme est venue me voir presque tous les jours.
00:14:00Ma mère est venue souvent.
00:14:01Mon père, euh, ouais, c'était un peu comme se réveiller et comprendre comment tout refaire.
00:14:07Parce que je ne pouvais pas marcher.
00:14:08Je ne pouvais pas me nourrir tout seul.
00:14:09Vous savez, c'est la longue liste des choses que, je veux dire, je ne pouvais pour ainsi dire rien faire
00:14:14par moi-même.
00:14:14Quel a été le point le plus bas de votre santé quand vous vous êtes réveillé ?
00:14:17Est-ce que ça a été immédiat et est-ce que ça a été plutôt une pente ascendante à partir de là ?
00:14:21Ouais.
00:14:22Euh, ouais, je n'ai pas vraiment eu de trucs extrêmement négatifs.
00:14:25Je suppose juste avant que je ne me réveille.
00:14:27Euh, donc juste après un jour ou deux, oui.
00:14:30Euh, donc pas juste avant, genre au niveau des minutes, euh, je crois que j'ai fait une très forte fièvre et ils
00:14:34ne savaient pas pourquoi.
00:14:35Et ça a fait peur à tout le monde, y compris à ma femme.
00:14:37Euh, mais quand, au moment de me réveiller, euh, ouais, tout a semblé, enfin je suppose que ça a évolué positivement,
00:14:44probablement pas du tout aussi vite que je le pensais.
00:14:46Euh, vous savez, beaucoup de patients en attente d'une greffe pulmonaire sont sur la liste pendant longtemps et leur
00:14:51état n'est pas forcément du genre à s'effondrer immédiatement.
00:14:55Genre, finira par les tuer, mais cela peut prendre de nombreuses années.
00:14:59Ils sont donc en fait dans une bien meilleure forme que moi, où j'étais près, très
00:15:04proche de la mort.
00:15:06J'ai perdu environ 60 livres, par exemple, de, vous savez, de masse musculaire pendant que j'étais, de masse, euh, corporelle,
00:15:11mais surtout de muscle, euh, pendant que j'étais à l'hôpital.
00:15:15Euh, donc quand je me suis réveillé, ça s'est plutôt amélioré.
00:15:17Il y a eu beaucoup de choses, comme, je ne sais pas si vous savez ce que sont les drains thoraciques, mais ça m'a pris
00:15:21une éternité pour me faire enlever mes drains thoraciques.
00:15:23J'ai été le premier patient greffé des poumons qu'ils ont renvoyé chez lui avec un drain thoracique.
00:15:27J'étais du genre : il faut me laisser partir.
00:15:28Il faut me laisser partir.
00:15:30Et puis, oui, malheureusement, j'ai attrapé une infection.
00:15:31Je me suis retrouvé à l'hôpital pour deux semaines.
00:15:33Euh, je ne pense pas que ce soit de ma faute.
00:15:36Je pense que c'est juste arrivé et, vous savez, du coup je suis resté bloqué là-bas encore un moment.
00:15:39Mais, euh, ouais, ç'a été un processus.
00:15:41Ça a pris beaucoup de temps.
00:15:42Euh, je n'ai pas recommencé à marcher tout seul avant, je crois, environ deux mois.
00:15:48Euh, vous savez, et puis même à ce moment-là, genre, vous savez, marcher tout seul signifiait que
00:15:53je faisais quatre pas en tenant un comptoir puis je faisais, vous savez, trois pas de plus.
00:15:57Vous savez, c'est du genre, je ne suis pas vraiment en train de me déplacer.
00:16:00Euh, ouais.
00:16:01Et c'était juste un processus et c'était du genre, une fois que j'ai été un peu plus capable, c'était :
00:16:04« OK, hé, aujourd'hui je veux essayer de marcher pendant huit minutes. »
00:16:06Marcher pendant huit minutes est mon objectif.
00:16:08Et puis une fois que j'ai maîtrisé ça, c'est 10 minutes, puis 12 minutes.
00:16:11Et ensuite, vous savez, on continue à progresser et puis c'est bon.
00:16:14Maintenant je vais essayer de faire quelques squats, ce qui, vous savez, au début, je ne pouvais pas
00:16:18me lever des toilettes tout seul.
00:16:19Il fallait que quelqu'un m'aide littéralement à me lever.
00:16:22Euh, ouais.
00:16:23Donc c'était ça le processus.
00:16:24Et, euh, c'est toujours un processus où je... je continue de m'améliorer.
00:16:28J'ai l'impression que c'est encore à un rythme assez rapide et ça fait 11 mois, plus de 11 mois.
00:16:33La plupart des gens ne réalisent pas à quel point la déshydratation nuit à leurs performances, c'est pourquoi depuis
00:16:40cinq ans, je commence presque chaque matin avec Element.
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00:16:47superflu.
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00:16:54Et je vois vraiment la différence quand j'en prends par rapport à quand je n'en prends pas.
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00:17:02et à réguler l'appétit tout en freinant les envies de grignotage.
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00:17:30Quelle a été votre émotion principale quand vous avez émergé, une fois que vous étiez un peu moins délirant ?
00:17:38Oui, probablement abasourdi.
00:17:39Je veux dire, j'y pense encore parfois, il m'arrive encore de me réveiller et de me dire : comment c'est arrivé ?
00:17:43Genre, j'ai une greffe des poumons.
00:17:45Genre, je n'ai jamais fumé de ma vie.
00:17:47Genre, comment quelqu'un comme moi se retrouve avec une greffe des poumons ?
00:17:49Donc je pense que ce serait probablement l'émotion principale du genre : comment c'est arrivé ?
00:17:55C'est dingue.
00:17:57Et puis probablement la deuxième après ça, ce serait du genre : bon, qu'est-ce que je vais faire ?
00:18:02Parce que, encore une fois, c'est ma nouvelle réalité.
00:18:04Je ne peux pas y changer grand-chose, autant en tirer le meilleur parti.
00:18:07Alors, qu'est-ce que je dois faire ?
00:18:08J'ai dû passer, je ne sais pas combien d'heures, à faire des recherches pendant 11 mois.
00:18:14Qu'est-ce que je fais face à ce problème ?
00:18:15Qu'est-ce que je fais face à tel autre ?
00:18:16Et un peu comme...
00:18:17Un gros, gros utilisateur de ChatGPT.
00:18:20Vraiment.
00:18:20ChatGPT, quand tu poses tes questions, tu obtiens énormément d'informations.
00:18:24Et après, en général, j'utilise ces infos.
00:18:25Je les soumets à mon médecin en disant : voilà ce que je recueille.
00:18:29Qu'est-ce que vous en pensez ?
00:18:30Et ChatGPT a raison...
00:18:32Je ne sais pas, disons 70, 80 % du temps.
00:18:36Genre, c'est plutôt pas mal.
00:18:37Tu vois, il y a quelques trucs où il se trompe vraiment.
00:18:39Donc je fais toujours des recoupements avant.
00:18:43D'accord.
00:18:44Donc, tu vois, cette histoire de sidération, c'est tellement marrant.
00:18:47J'ai eu ce...
00:18:48J'ai toujours eu cette réflexion.
00:18:50Genre, je me suis planté en mobylette à Bali.
00:18:52J'ai eu quelques accidents de voiture assez graves.
00:18:54Enfin, des situations de choc, cinétiques ou autres.
00:19:00Et tu as raison, l'une des principales émotions, c'est la surprise.
00:19:05Genre, c'est pas...
00:19:05Ça ne peut pas être en train d'arriver.
00:19:07Et je me disais, je me demande combien de gens sont morts, tu vois,
00:19:12d'un truc horrible ou accidentel.
00:19:16Quelqu'un s'est fait descendre, tu vois, balles perdues.
00:19:18Quelqu'un s'est fait tirer dessus.
00:19:19Ouais.
00:19:19Et ils sentent juste le truc les traverser.
00:19:21Et ils baissent les yeux en se disant, est-ce que je me suis...
00:19:24C'est pas possible que je me sois...
00:19:26Et c'est tout.
00:19:27Et ta dernière pensée, ce n'est pas, tu sais, le film...
00:19:30Allongé par terre, à regarder le ciel, en faisant tes derniers vœux,
00:19:33en expliquant tes prises de conscience...
00:19:35C'est juste : est-ce que je viens de me faire putain de tirer dessus ?
00:19:38Putain de merde.
00:19:40Et puis c'est tout.
00:19:41Et c'est pareil pour toi.
00:19:43La principale prise de conscience, le principal...
00:19:44Quand tu es revenu à toi, est-ce que tu craignais pour ta...
00:19:48Est-ce que tu vois la beauté de l'existence ?
00:19:51J'étais surtout putain de surpris, mec.
00:19:55C'était ça, ma principale sensation.
00:19:58Je dirais que, tu vois...
00:20:00Comment...
00:20:01Genre, pourquoi je suis là ?
00:20:02Comment c'est arrivé ?
00:20:03Et c'est surprenant.
00:20:05Et c'était un peu moi essayant de recoller les morceaux pendant les premiers, tu vois,
00:20:09quelques jours.
00:20:10Et l'autre truc, c'était : qu'est-ce qui s'est passé pendant que je dormais ?
00:20:13Pas vrai ?
00:20:14Genre, j'ai dormi pendant 37 jours.
00:20:16Il est à combien le Bitcoin, s'il vous plaît ?
00:20:18Il est à combien le Bitcoin ?
00:20:19Il était bien à ce moment-là.
00:20:22En fait, j'ai raté tout un tas d'événements de catch vraiment très, très importants
00:20:26fin mai et début juin, tu vois, donc il fallait, tu vois, rattraper tout ça
00:20:31parce que je n'ai pas été éveillé un seul jour de juin.
00:20:34Et puis, tu vois, reprendre l'ordre chronologique de ce qui m'est arrivé.
00:20:39Et puis, tu vois, il y a eu énormément de choses formidables.
00:20:42Genre, ouais, tellement de gens ont soutenu, soit par la prière, soit en aidant ma famille
00:20:49d'une manière ou d'une autre, ou en préparant des repas.
00:20:50Parce que, tu vois, ma femme est alors...
00:20:52Évidemment, il n'y a pas de père à la maison puisque je suis à l'hôpital.
00:20:55Ma femme passe une grande partie de son temps à l'hôpital avec moi.
00:21:00Donc, vous savez, mes enfants sont tous en vacances d'été.
00:21:02Ce n'est même pas comme s'ils allaient à l'école.
00:21:04Alors, tu vois, qui va s'occuper d'eux ?
00:21:06Qui va les aider ?
00:21:07Donc, en gros, ma femme, ma mère et mon père alternaient pour savoir qui était à l'hôpital.
00:21:12Mais en plus de ça, plein d'amis et de membres de la famille ont aidé pour les gnomes et tout.
00:21:15Et on a essayé de garder les choses aussi normales que possible pour eux.
00:21:18Tu sais, tu ne veux pas qu'ils restent à la maison en pensant chaque jour : mon père va peut-être mourir.
00:21:21Genre, tu ne veux pas ça.
00:21:22Donc, tu vois, on a essayé de leur dire, enfin, je n'ai rien fait du tout.
00:21:26Ma femme a essayé de leur dire : il est malade et il est à l'hôpital.
00:21:29Et voilà, en restant un peu flous et ouverts comme ça.
00:21:35Donc, je suppose, tu vois, quand on regarde quelqu'un qui a eu une carrière d'athlète,
00:21:41qui a surmonté énormément de défis et de difficultés à l'entraînement, de l'enfance
00:21:47jusqu'à l'adolescence, puis comme jeune athlète et athlète confirmé dans tous ces sports
00:21:51différents, que ce soit le catch, le MMA ou la boxe...
00:21:55Dans quelle mesure as-tu pu t'appuyer sur tout cela pour ta récupération et ta résilience ?
00:22:02Totalement.
00:22:03À 100 %.
00:22:04Je veux dire, tu vois, parce que l'essentiel, c'est que ça fait quand même 11 mois.
00:22:10J'ai dû me sentir vraiment bien pendant une poignée de jours, tu vois.
00:22:14Genre, même aujourd'hui, je dis bien aujourd'hui, ça fait 11 mois.
00:22:17Je passe une plutôt bonne journée.
00:22:18Mais, tu vois, un moment avant l'émission, en fait, c'était comme si ma respiration
00:22:24n'était pas tout à fait au top.
00:22:25Parfois, je ne sais pas si ce sont les allergies ou je ne sais pas quel est le problème.
00:22:28Ça fait juste bizarre parfois, tu vois.
00:22:31Et puis, évidemment, au début, c'était bien pire que ça.
00:22:34Il n'y avait pas que ça.
00:22:36Donc, le nombre de jours où je me suis vraiment senti bien depuis lors a été très limité.
00:22:41Et donc, tu sais, même les jours où tu ne te sens pas bien, est-ce que tu vas te lever
00:22:44et faire quelque chose ?
00:22:45Parce que si tu restes assis sur le canapé, tu ne vas pas aller mieux.
00:22:49Et donc, même les jours où tu ne te sens pas bien, tu ne feras peut-être pas autant que tu l'avais prévu,
00:22:54mais tu vas quand même faire quelque chose.
00:22:55Et c'est un peu, tu sais, là où j'en étais pendant longtemps.
00:22:59Et, tu sais, maintenant c'est du genre, je me sens globalement plutôt bien.
00:23:02Il y a, tu sais, il y a toujours un petit truc ici et là à peu près chaque jour.
00:23:05Mais c'est du genre, ok, eh bien, si je ne me sens pas bien à 10h, je vais aller m'entraîner à 14h.
00:23:11Tu sais, genre, je vais m'entraîner.
00:23:14Je vais faire mon entraînement et je vais faire mes exercices de respiration.
00:23:17Et, tu sais, cette poignée d'autres choses médicales que je dois faire, je vais les faire tous les jours.
00:23:20Je ne vais pas rater ça.
00:23:22Donc, j'ai été très discipliné et rigoureux là-dedans.
00:23:24Et évidemment, cela vient de ma vie d'athlète, en étant très discipliné, très rigoureux là-dedans.
00:23:30Ça s'est transposé de manière presque exacte.
00:23:33Ton poids est descendu à combien ?
00:23:34Quel a été le plus petit, le plus bas poids ?
00:23:36Le plus bas, c'était 62 kilos (138 livres).
00:23:38Donc, c'est genre la peau sur les os.
00:23:40Et tu combattais à quel poids ?
00:23:42Je combattais à 77 kilos (170), mais j'étais, j'ai eu, je prends un peu de TRT.
00:23:46Donc, je suis devenu un peu plus grand.
00:23:48Mon poids de forme normal était probablement, tu sais, quand je combattais, autour de 84 kilos (185), plus ou moins quelques livres.
00:23:55Et puis quand j'ai pris ma retraite, j'étais probablement à 88 kilos (195), par là.
00:23:59Donc, ça fait partie de 50 %.
00:24:01Ça fait partie de 50 %.
00:24:01Ouais, ouais.
00:24:03Donc, ouais, sacré, sacré, sacrée baisse de poids.
00:24:06Et c'était juste comme je l'ai dit, je veux dire, je n'ai pas, ma femme a des photos.
00:24:10La peau et, la peau et les os, c'est vraiment ce que j'étais.
00:24:14Est-ce que c'est parce que tu ne bouges pas et que tu ne consommes aucune calorie à part ce dont ils ont besoin pour te maintenir en vie ?
00:24:18C'est pour ça ?
00:24:20Je pense qu'ils ne bougent pas.
00:24:22Enfin, tu sais, je n'ai jamais tout regardé de près.
00:24:24J'ai quelques bonnes suppositions.
00:24:25Numéro un, tu ne bouges pas.
00:24:26Je veux dire, je te l'ai dit, genre, ils m'ont littéralement paralyser.
00:24:28Mais il y avait d'autres moments où je me réveillais et je, genre, je ne m'en souviens pas, mais je n'en serais pas heureux.
00:24:35Je bloquais tous mes bras, tu sais, j'essayais de bouger et ça faisait monter en flèche ma fréquence cardiaque et ça provoquait ma capacité respiratoire et, je ne m'en souviens plus, mon, comment ça s'appelle, l'oxygénation ou je ne sais quoi.
00:24:46Ça chute, n'est-ce pas ?
00:24:48Et c'était vraiment problématique.
00:24:48Donc, je suppose que pendant un moment, ils m'ont même attaché pour que je ne puisse vraiment pas bouger du tout.
00:24:54Ouais, donc c'était un peu ça, c'était un peu ça le truc avec ça.
00:24:58Donc, et ensuite je crois que la prednisone, que je prends toujours jusqu'à ce que je ne me sente plus pour le reste de ma vie, probablement, malheureusement.
00:25:06Je crois que ça a une certaine capacité à ronger un peu tes muscles.
00:25:13Ça fait quoi ?
00:25:15La prednisone ?
00:25:15Oui.
00:25:16Je ne sais pas exactement quelle partie de l'immunosuppression c'est, mais c'est un immunosuppresseur.
00:25:19Donc, chez un patient transplanté, ton corps va voir l'organe transplanté comme un corps étranger et il va l'attaquer.
00:25:29Ils doivent donc essentiellement rabaisser ton système immunitaire de manière en quelque sorte permanente.
00:25:33Ce qui explique pourquoi prendre l'avion pour toi et être dans des endroits différents est plus dangereux parce que tu n'as pas de système immunitaire.
00:25:40Si tu avais un système immunitaire capable de te protéger contre les maladies, ce serait aussi le même système immunitaire qui attaquerait tes nouveaux poumons.
00:25:46Ouais, 100 %.
00:25:46Et donc, je, tu sais, j'essaie de rester en dehors des zones où il y a beaucoup de monde où je n'ai pas, je ne sais pas, le contrôle de la zone ou de ce qui m'entoure.
00:25:55Malheureusement, je porte souvent un masque, ce qui est, tu sais, c'est un peu le retour du COVID, bébé.
00:25:59Je me moque des gens qui portent le masque, c'est sûr.
00:26:01Et je suis quelqu'un qui porte un masque.
00:26:03Ouais.
00:26:05Ça, ce n'est pas terrible.
00:26:06Euh, ouais, mais ça s'améliore.
00:26:09Je, je diminue, genre, les niveaux d'immunosuppression que tu prends à mesure que tu t'éloignes et que tu te portes mieux, ils baissent quand même pas mal.
00:26:16Donc tu as une sorte de rebond.
00:26:18Donc j'ai eu, tu sais, par exemple ces dernières semaines, j'ai baissé mes, vous adorez ça, posaconazole et tacrolimus.
00:26:25Je veux dire, c'est marrant de parler de médecine, mais j'ai un peu baissé ceux-là.
00:26:28Donc, euh, ça veut dire, tu sais, que mon énergie et mon indifférence augmentent.
00:26:31Et je pense, euh, tu sais, mais mon anniversaire d'un an arrive dans environ trois semaines et je vais probablement, j'espère pouvoir baisser encore un peu potentiellement.
00:26:40Incroyable.
00:26:41D'accord.
00:26:41Qu'est-ce qui, euh, qu'est-ce qui compte le plus ou le moins pour toi maintenant par rapport à avant ?
00:26:50Ouais.
00:26:51Euh, tu sais quoi, je, je, j'ai dit ça, euh, tu sais, si j'étais mort, euh, quand je suis allé à l'hôpital, infirmière, je suis entré à l'hôpital.
00:26:58Je ne me souviens de rien.
00:26:59Si j'étais mort là-bas, ce dont j'étais assez proche, euh, j'ai eu une vie formidable.
00:27:04Genre, j'ai vraiment eu la chance de faire ce que j'aime pour, euh, pour vivre et d'entraîner la lutte dans les académies de lutte.
00:27:11Je pense que c'est un travail très enrichissant et que tu aides la prochaine génération de jeunes, non seulement à s'améliorer en lutte, mais à s'améliorer dans la vie.
00:27:19Euh, j'aime ma femme.
00:27:20J'ai une super famille.
00:27:21Donc j'ai eu beaucoup de chance car je n'ai pas eu besoin de mourir pour comprendre tout ce truc de « j'ai plein de priorités mal orientées ».
00:27:29Genre, je pense que mes priorités étaient, étaient plutôt bonnes.
00:27:32J'étais plutôt, tu sais, avec du recul, on peut se dire : « Hé, si j'étais mort, qu'est-ce que je pense de ce que j'avais fait jusque-là ? »
00:27:41Euh, donc je me sentais vraiment bien par rapport à ça.
00:27:44Je pense que je suis peut-être devenu, euh, plus patient, euh, j'ai plus de gratitude c'est sûr.
00:27:51Et c'est, tu sais, je ne pense pas que c'était une catégorie qui me manquait peut-être avant, mais je pense que c'est peut-être encore plus fort.
00:27:58Euh, je suis devenu chrétien, ce qui, euh, je dirais qu'avant j'étais plutôt proche du christianisme.
00:28:03Genre, je suis allé à l'église pendant 16 ans environ, mais ça n'a juste pas, tu sais, ça n'a pas fait tilt complètement.
00:28:10Euh, donc ça serait, tu sais, probablement un grand changement, je dirais.
00:28:15Donc un peu tout ça, mais j'étais, j'étais fier de la vie que je menais avant ça.
00:28:19Et je pense que toutes les choses positives ont juste été en quelque sorte, euh, amplifiées.
00:28:23Et je pense, je suppose, je pense à une autre chose que je mentionnerais là-dedans, c'est, tu sais, j'ai investi dans quelques entreprises, euh, et j'aime toutes les personnes qui les dirigent.
00:28:31Mais si ça prenait mon temps, même si c'était juste, Hé, je rencontre, je rencontre le fondateur une fois par mois ou peu importe.
00:28:39Si ça prenait mon temps et que je n'étais pas passionné par ça, j'ai dit, j'ai demandé à différentes personnes : « Hé, est-ce que je peux me retirer ? »
00:28:44Genre, euh, je vais faire un marché, peu importe, tu sais, tout ce que tu trouves juste.
00:28:48Donne-moi ce qui est juste.
00:28:49Et je veux juste, je veux juste enlever un peu plus de choses de mon assiette.
00:28:53Euh, et je, je ressens ça assez fortement.
00:28:56Et, tu sais, je reçois des offres pour faire des choses maintenant.
00:28:57Et je me dis juste : est-ce que c'est vraiment, vraiment, vraiment ce que je veux faire à 100 % de ma vie ?
00:29:01Est-ce que ça vaut le temps passé avec mes enfants et ma famille ?
00:29:04Et si la réponse est non, eh bien, en général, je choisis de ne pas le faire.
00:29:08As-tu vu Peaky Blinders, la série ?
00:29:11Non, pas du tout, mais je sais qu'une bonne partie de mes lutteurs adorent.
00:29:14Donc j'en ai entendu parler, mais je ne l'ai jamais regardée.
00:29:16Une série de la BBC vraiment cool.
00:29:18Et, euh, dedans, le personnage principal et son frère frôlent la mort à la bataille de la Somme pendant la Première Guerre mondiale.
00:29:25Et, je crois qu'on les appelle les sapeurs de tranchées.
00:29:28Ils creusaient donc des tunnels pour essayer d'entrer dans la tranchée ennemie par en dessous au lieu de passer par-dessus.
00:29:35Et parfois, les deux tunnels se croisaient et ils se battaient à l'intérieur de ces p*tains de tunnels.
00:29:41Et, euh, lui, euh, lui et son frère ont failli y passer à la bataille de la Somme.
00:29:49Et ils ont cette réplique où ils se tournent vers l'autre pour dire : tout ce qui vient après est du bonus, tout ce qui vient après est du bonus.
00:29:57Et on dirait bien que c'est comme ça que tu vois cette période maintenant, j'étais heureux.
00:30:03Je veux dire, je ne voulais pas mourir.
00:30:04Ça aurait été optimal pour moi de ne pas mourir.
00:30:05Et je suis bien content de ne pas y être passé, mais si ça avait été le cas, j'avais eu une plutôt belle vie jusque-là.
00:30:10Mais même si j'avais eu une belle vie, il y a encore quelques ajustements que je veux faire pour tirer les leçons sur la façon de prioriser mon temps et ce qui allait me manquer le plus maintenant que j'ai, maintenant que c'est du bonus.
00:30:24Ouais, non, euh, ouais, c'est vrai.
00:30:26C'est assez fidèle à, euh, à ce que je ressens et à ma façon de voir les choses.
00:30:31Et je veux profiter au max de ce bonus et tu connais les statistiques sur les greffes de poumons.
00:30:35Bon, je ne sais pas forcément si elles s'appliquent à mon cas pour diverses raisons, qu'on peut aborder.
00:30:40Si tu veux, c'est un peu barbant, mais, euh, l'espérance de vie médiane n'est que de six ans et demi, euh, ce qui n'est pas long.
00:30:47Euh, je ne pense pas que ça va s'appliquer pleinement à moi parce qu'une grande partie de ces patients sont plus âgés et en mauvaise santé.
00:30:52Attends, tu veux dire un ex-athlète professionnel qui n'a pas eu ça parce qu'il fumait et qui était en pleine forme, l'une des meilleures de sa vie ?
00:31:00Oui.
00:31:00Ouais.
00:31:00Tu vois, tu saisis l'idée.
00:31:01Du coup, euh, en fait, la personne ayant vécu le plus longtemps après une double greffe de poumons en est à 38 ans.
00:31:06C'est un peu mon objectif.
00:31:07Euh, c'est 39, au moins 39.
00:31:10Mais ouais, tout est du bonus maintenant et ça m'a complètement reformaté.
00:31:14Donc la chose numéro un que j'adore faire, c'est gérer des académies de lutte avec mon frère.
00:31:20Euh, on en a neuf maintenant dans l'État du Wisconsin, mais ce que je préfère par-dessus tout, c'est coacher les athlètes.
00:31:26Euh, et du coup, tu vois, c'est sur ça que je veux passer le plus de temps, euh, d'un point de vue professionnel.
00:31:32Euh, et puis évidemment, tu vois, avec ma, ma famille et tout le tralala.
00:31:37Et c'est bizarre parce que je n'y avais jamais vraiment réfléchi à deux fois, mais tu sais, une partie de l'académie de lutte, c'est que tu voyages souvent le week-end pour aller coacher des gamins.
00:31:47Et puis je, je, je, honnêtement, c'est juste bizarre parce que j'adore ça et ça me manque beaucoup.
00:31:53Et, euh, mais d'un autre côté, je me suis rendu compte de tout ce que je ratais à la maison ou quand ma femme devait se retrouver, tu vois, à élever les enfants seule.
00:32:00Si je vais à un grand tournoi maintenant, ça ne veut pas dire que je ne le ferai plus jamais.
00:32:03Je vais le faire.
00:32:04Je le ferai probablement juste un peu moins qu'avant.
00:32:08Euh, pour être sûr d'être présent pour plus d'événements de mes enfants.
00:32:10Et puis évidemment, maintenant ma fille a 13 ans et elle aime vraiment la lutte.
00:32:14Il va donc probablement y avoir une belle opportunité pour moi de passer pas mal de temps avec elle aussi.
00:32:18Mais oui, donc je ne vais définitivement pas perdre mon temps sur des choses que je n'aime pas et pour lesquelles je n'ai aucune passion.
00:32:26Euh, et c'est probablement le plus important.
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00:32:42Quand on aime vraiment ce qu'on porte à la salle, on s'investit différemment.
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00:33:29Est-ce que ta définition de la réussite a changé depuis tout ça ?
00:33:33Euh, tu sais, j'y ai beaucoup pensé en fait.
00:33:36Parce que je ne sais pas si tu as vu ou entendu, mais je combats le mois prochain.
00:33:41Euh, et la raison pour laquelle je combattais, c'est qu'on m'a dit — en fait je travaille pour RAF.
00:33:47Et ça se passe incroyablement bien.
00:33:48Et l'un de mes objectifs de vie, et c'est le genre de truc où je me dis que je ne vais pas bosser pour la RAF éternellement,
00:33:52euh, parce que ce n'est pas la seule chose que je veux faire.
00:33:54Mais l'un de mes objectifs de vie était de lancer une véritable organisation de lutte professionnelle en Amérique
00:33:59qui puisse tourner seule et offrir aux athlètes l'opportunité de concourir en tant que professionnels.
00:34:04La RAF fait un boulot carrément extraordinaire.
00:34:06Je veux dire, ils se débrouillent —
00:34:09Je devrais dire, on se débrouille mieux que je n'aurais pu l'imaginer aussi rapidement.
00:34:12C'est fascinant.
00:34:13Euh, mais quand ils m'ont dit qu'ils venaient dans ma ville natale le jour de mon anniversaire, quelque chose que — bon, c'est vrai.
00:34:21C'est du genre, OK, il faut que j'y aille et il faut que, il faut que je fasse en sorte que ça se produise.
00:34:25Euh, et donc ça a été un moteur très important pour moi.
00:34:29Et une grande partie consiste à aider les autres.
00:34:32Et je, j'écoute, je reçois des messages à peu près chaque jour sur Instagram à ce stade :
00:34:38« Hé, ton parcours m'a inspiré. »
00:34:40Euh, et je pense que je donnais — désolé, je fais une réponse très longue, mais je pense que c'est
00:34:45bon.
00:34:46Le podcast me manque.
00:34:47Mais donc, ton parcours m'a inspiré.
00:34:49Je dis les mêmes choses depuis 15 ans, mais je pense, tu sais, quand on est au sommet, non ?
00:34:54Donc je remporte des titres en MMA et, euh, on a la meilleure académie de lutte d'Amérique.
00:34:58Je pense que les gens, ça résonne d'une certaine façon.
00:35:00Et puis ils te voient en train de crever sur ton lit de mort, essayer de t'extirper de ce trou, et tu dis
00:35:07exactement les mêmes choses.
00:35:08Je pense que ça résonne et motive d'une manière différente.
00:35:12Pas seulement un gars qui parle.
00:35:14Ce gars passe à l'action.
00:35:15Voilà.
00:35:15Il, il comprend ce qu'est, ce qu'est l'adversité.
00:35:18Il comprend ce qu'est l'épreuve.
00:35:19Et quand il a fait face à l'adversité et à l'épreuve, il a réagi exactement de la manière qu'il avait
00:35:23dite.
00:35:23Donc je ne me contente pas de parler.
00:35:24Je passe aux actes.
00:35:25Euh, donc pour moi, réussir à remonter la pente et à mener une vie, je dirais relativement
00:35:32normale, tu vois, ce ne sera jamais complètement comme avant, mais aussi près
00:35:36de la normale que possible.
00:35:37Euh, je pense que c'est très inspirant pour les gens.
00:35:40Et, euh, du coup, ce que je me disais, c'est, euh, je ne sais pas ce que tu penses de ce type.
00:35:46Il est très controversé, mais RFK, euh,
00:35:46si tu es pour ou contre lui.
00:35:52Euh, j'ai dîné avec lui.
00:35:54C'était un type bien.
00:35:55Genre, il a des, il a des croyances farfelues, mais il a aussi réussi à remettre
00:35:59la pyramide alimentaire dans le bon sens pour la première fois.
00:36:01Tu sais, c'est, c'est comme tout le monde.
00:36:04Donc je me dirais, enfin l'une des choses que je pense de lui, c'est que ce type a un courage
00:36:08et une intrépidité immenses.
00:36:09Et je dis aux gens, je leur dis, imaginez si vous grandissiez et que vous voyiez votre père
00:36:15se faire assassiner et que vous voyiez votre oncle se faire assassiner et que vous aviez encore
00:36:19le courage de vous mettre sur la ligne de tir.
00:36:21C'est vrai.
00:36:21Parce qu'il y a beaucoup de gens qui ne l'aiment pas en ce moment.
00:36:23Et tu, tu vois ça arriver à ton père et à ton, ton oncle, et tu as quand même la volonté
00:36:27et le courage de faire ça.
00:36:29C'est, c'est incroyable.
00:36:30Je m'en, je m'en fiche de ce que tu penses du reste de ce qu'il dit.
00:36:32Ça c'est, c'est très puissant.
00:36:34Et il fait toujours référence, euh, à Sisyphe, n'est-ce pas.
00:36:37Où le type pousse son rocher et pour le voir retomber chaque jour.
00:36:42Et ensuite il recommence.
00:36:43Et puis, tu vois, le message pour moi c'est qu'il y a quelque chose de très puissant
00:36:49dans le fait de se pointer, d'avoir une super attitude et de travailler dur chaque jour.
00:36:53Même si tu ne vas peut-être pas récolter les fruits de ton travail à la fin, c'est vrai.
00:36:57Parce que le rocher retombe et il se montre et il travaille à nouveau chaque jour.
00:37:01Et pour la plupart des gens, euh, ils ne vont pas se retrouver sans aucun fruit de leur travail.
00:37:08C'est vrai.
00:37:09Euh, tu sais, ils poussent le rocher en haut de la colline.
00:37:12Ça va généralement aller quelque part et ils n'auront peut-être pas tout ce qu'ils veulent dans la vie,
00:37:16mais ils vont, si tu fais ça, que tu te réveilles avec une super attitude et que tu bosses dur
00:37:20tous les jours, tu vas finir par avoir une belle vie dont tu seras plutôt fier.
00:37:23Euh, du coup, j'y pense souvent.
00:37:26Pourquoi penses-tu que la lutte produit des gens aussi résistants mentalement par rapport à d'autres sports ?
00:37:31Euh, je pense que c'est le meilleur.
00:37:33Euh, je pense que c'est, euh, je parle beaucoup de ce sujet et je suis peut-être pas objectif
00:37:38parce que je dirige des académies de lutte, mais je pense qu'il n'y a pas de plus grand impact sur la vie d'un enfant que la lutte.
00:37:43Je pense que la lutte est un microcosme de la vie.
00:37:46Euh, je pense qu'il y a quelques qualités qu'on n'obtient peut-être pas grâce à la lutte, mais la plupart, oui.
00:37:49C'est ça.
00:37:51Euh, et c'est que tu vas traverser des épreuves.
00:37:53Tu vas devoir faire des sacrifices.
00:37:55Si tu veux mener une vie un tant soit peu significative, ce ne sera pas tous les jours la belle vie.
00:37:58Tout le temps.
00:38:00Et donc, euh, tu sais, aller à la lutte, ça apporte un niveau d'humilité, euh, parce que tu ne
00:38:07seras jamais le meilleur de la salle.
00:38:08Et si tu es le meilleur de cette salle, tu vas aller trouver une autre salle où tu n'es pas le meilleur.
00:38:13Et ce n'est pas genre, hé, tu n'es pas le meilleur.
00:38:13Va t'asseoir sur le banc et regarde les autres.
00:38:15C'est plutôt, non, tu n'es pas le meilleur.
00:38:17Maintenant, tu vas te faire écraser la tête.
00:38:18par quelqu'un qui est meilleur que toi. Et ils vont te forcer à être humble.
00:38:22Et ils vont te forcer à être humble.
00:38:24Euh, donc je pense, tu vois, euh, le travail acharné, la discipline, la persévérance, parce que tu vas
00:38:30inévitablement te faire terrasser lors des moments difficiles et des épreuves.
00:38:34Euh, l'autonomie est un grand point.
00:38:38C'est, il n'y a que toi sur le tapis.
00:38:39Il n'y a personne d'autre pour te sauver.
00:38:41Il n'y a pas d'équipe.
00:38:41Il n'y a rien d'autre.
00:38:42L'humilité, euh, je pense que toutes ces qualités peuvent faire un être humain vraiment très équilibré.
00:38:47bien équilibré.
00:38:51Ouais.
00:38:52Je veux dire, je regarde beaucoup d'autres sports de combat, beaucoup d'autres sports en général, et
00:38:57tout le monde apprend quelque chose, surtout la régularité, la routine, mais c'est peut-être un effet de sélection.
00:39:03C'est peut-être juste le, le genre de parents qui y inscrivent leurs enfants ou le genre de jeunes gars
00:39:10et filles qui décident de faire de la lutte, ils ont juste, quoi qu'il en soit
00:39:15dans cette décision, cela sélectionne une cohorte particulière de personnes qui sont un peu têtues
00:39:20et routinières et un peu folles.
00:39:21Mais je ne sais pas s'il y a, je regarde, je regarde même l'UFC, qui est, euh,
00:39:27je peux en parler c'est sûr.
00:39:28Je vais t'en donner un autre, c'est certain.
00:39:29C'est que je m'entraîne dans une salle de arts martiaux mixtes depuis longtemps.
00:39:32Euh, et nous dirigeons une académie de lutte.
00:39:34L'attente des parents qui arrivent dans ces deux endroits différents est totalement différente, n'est-ce pas ?
00:39:38Ainsi, l'attente d'un parent qui vient demander où est l'académie de lutte est, hé, je veux
00:39:42que mon enfant apprenne à lutter.
00:39:43Je veux qu'il acquière de la discipline et du travail et qu'il devienne un peu plus dur.
00:39:47Et tu sais quoi, s'ils se débrouillent très bien, ils gagneront peut-être un titre d'état ou obtiendront une bourse universitaire
00:39:51ou quelque chose de ce genre.
00:39:53Et dans une salle de MMA, tellement de fois j'ai entendu, oh mon gamin, il est super coriace et batailleur.
00:39:58Il va être la prochaine star à la télé et se faire plein d'argent.
00:40:02Euh, et donc l'attente des deux parents différents qui font ces deux choses différentes est,
00:40:07immenses.
00:40:08Et je, je pense que c'est probablement, euh, une grande partie de cela, à ce que je devine.
00:40:13Quel serait ton conseil à un parent qui espère apporter la gloire et la fortune à son enfant en le poussant
00:40:18à faire du MMA ?
00:40:20C'est à peu près le pire travail que l'on puisse avoir.
00:40:24Je veux dire, je dis, je dis à tout le monde que le MMA est, est un boulot affreux.
00:40:30Euh, tu le fais, tu le fais, c'est mon estimation.
00:40:33Je l'ai fait parce que je voulais me battre contre des gens, parce que j'aime me battre contre des gens, parce que j'adore
00:40:36le combat.
00:40:37C'est pour ça que je l'ai fait.
00:40:37Mais si je voulais avoir une vraie profession et un vrai travail, j'aurais très certainement fait
00:40:41autre chose.
00:40:42Euh, je prends toujours quelqu'un à témoin.
00:40:44Si tu dis, Chris est venu me voir et a dit : Hé Ben, je veux être combattant de MMA.
00:40:47Qu'est-ce que tu en penses ?
00:40:47Je dis, numéro un, c'est débile.
00:40:49Voici pourquoi, Chris : tu vas commencer à t'entraîner.
00:40:51Tu ne feras probablement pas de combat avant un an.
00:40:53Ok, bien.
00:40:53Ensuite, tu fais un combat amateur.
00:40:55Tes combats amateurs, ça va te prendre environ deux ans pour t'en sortir.
00:40:57D'accord.
00:40:58Une fois que tu passes pro, tu vas en avoir pour disons deux à trois ans de bas niveau, euh,
00:41:03de combat professionnel.
00:41:03D'accord.
00:41:04Si ces six années se déroulent à la perfection.
00:41:06Maintenant, tu vas signer à l'UFC et ta première année à l'UFC, si tu gagnes tous tes
00:41:11combats, voilà, ce sont les sept années de perfection.
00:41:13Rien n'a mal tourné en sept ans.
00:41:15Tu vas te faire environ 80 000 dollars.
00:41:17D'accord.
00:41:18Mais sur ces 80 000 dollars, tu dois payer ta salle.
00:41:20Tu dois payer ton manager.
00:41:21Tu dois payer tes impôts.
00:41:22Donc tu repars avec, je ne sais pas, 35 000, 40 000 dollars à ce stade-là.
00:41:27Et bon, si tu ne vis pas en Californie, si tu vis en Californie, tu repars quand même avec
00:41:29environ 27 000 dollars.
00:41:31Ce n'est pas un bon boulot.
00:41:33Euh, donc, tu sais, je ne l'ai recommandé qu'à deux personnes et ça s'est relativement bien passé pour
00:41:38eux parce que j'ai vu qu'ils avaient une petite amygdale et qu'ils étaient juste un peu différents.
00:41:41Ils voulaient se battre.
00:41:44À quel point, à quel point ton succès vient-il du talent selon toi ?
00:41:50Zéro.
00:41:50Je ne crois pas que ça existe.
00:41:52Tu ne crois pas que le talent existe.
00:41:54Absolument pas.
00:41:55Et c'est, tu sais quoi, c'est hilarant.
00:41:56Je suis reconnaissant.
00:41:57Ma femme, ma femme n'est pas là.
00:41:59Tu vois, nous sommes à Kansas City.
00:42:00Nous sommes venus ici après mon intronisation au Hall of Fame en Oklahoma, à Kansas City.
00:42:03Le grand-père de ma femme a 104 ans.
00:42:06Donc on lui rend visite.
00:42:08Euh, donc ils sont en train de jouer au bingo avec lui en ce moment.
00:42:10Mes, mes, mes enfants.
00:42:12Je sais.
00:42:13Super.
00:42:13C'est ça.
00:42:14Euh, ouais.
00:42:15Donc moi, mon principal argument avec ma femme, c'est l'histoire du talent.
00:42:19Je ne pense pas, je ne pense pas que ça existe.
00:42:21Je pense qu'évidemment les corps humains ont des prédispositions pour certaines choses et qu'il y a certains sports
00:42:26qui y prédisposent beaucoup.
00:42:29Mais, euh, quand je pense au talent, je pense à la capacité de réaliser une tâche complexe vraiment, vraiment
00:42:35bien.
00:42:35Je ne pense pas qu'on puisse accomplir une tâche complexe vraiment, vraiment bien sans un niveau élevé
00:42:39d'entraînement.
00:42:40Euh, et l'une des choses avant qu'on discute de ça, je ne sais pas si tu discutes ou non, mais
00:42:44l'une des choses que je soutiens toujours avant tout, c'est que si on devait tester le talent, il faudrait tester
00:42:50le talent à la sortie du ventre, dès qu'ils sortent de leur maman, il faut le tester parce que je dis toujours
00:42:54Hé, si je te donne deux gamins qui arrivent dans une académie de lutte, l'un a passé son temps
00:43:00sur un canapé à jouer à des jeux vidéo avec ses parents qui le gavent de snacks toute la journée, sans jamais lui inculquer
00:43:05de discipline.
00:43:06C'est une petite boule de graisse.
00:43:07Écoute, il a besoin de lutte.
00:43:08On va s'occuper de lui.
00:43:09On va lui donner ce dont il a besoin, mais il part de très loin.
00:43:13Si tu as un autre gamin de sept ans qui n'a jamais fait de lutte non plus, mais qui
00:43:18a des frères aînés.
00:43:19Ils ont essayé de le tabasser.
00:43:20Ses parents ont un mode de vie très actif.
00:43:22Ils sont dehors.
00:43:23Ils font de la rando.
00:43:23Ils grimpent aux arbres.
00:43:25Il fait du vélo.
00:43:25Il joue avec son frère.
00:43:27Il ne reste pas enfermé.
00:43:28Ils mangent sain et nutritif.
00:43:30Ce sont deux enfants de sept ans.
00:43:32Aucun des deux n'a jamais lutté, mais ils sont à des mondes d'écart en matière de, tu vois ?
00:43:37C'est un peu comme ça que j'aime voir les choses.
00:43:39Donc on peut débattre si tu veux.
00:43:41Non, écoute, je pense que, surtout dans le sport de la lutte, c'est peut-être quelque chose
00:43:46qu'on commence très tôt dans la vie.
00:43:48Je veux dire, certaines personnes sont littéralement bâties différemment des autres.
00:43:52Certaines personnes réagissent à l'entraînement de différentes manières.
00:43:55Quand on commence vraiment à se demander ce qu'est le talent, et si on pense à quelque chose
00:44:00comme le désir de s'entraîner comme une forme de talent, certaines personnes aiment vraiment beaucoup la lutte.
00:44:08Elles aiment l'idée de ça.
00:44:11D'autres personnes pourraient aimer quelque chose de tout à fait différent.
00:44:14Elles aimeraient peut-être quelque chose de moins agressif, non ?
00:44:17Elles pourraient être championnes du monde, musiciennes classiques, pas vrai ?
00:44:21Pianistes ou violonistes classiques ou quelque chose comme ça.
00:44:24Mais, euh, je ne pense pas que si tu donnes à ces deux personnes, même avec leur désir de
00:44:28travailler dur et leur obstination et tout le reste, si tu n'as pas ce désir.
00:44:32C'est une question intéressante : est-ce que le désir de s'entraîner fait partie du talent, non ?
00:44:37Certaines personnes ont une prédisposition.
00:44:38Je dirais, je dirais oui.
00:44:39Je dis oui.
00:44:40Ça a été, cet argument a été prouvé par, euh, les chiens de traîneau.
00:44:44Tu connais celle-là ?
00:44:45Non.
00:44:46Les, les chiens de traîneau de l'Iditarod, n'est-ce pas ?
00:44:49Ceux qui courent cette grande course à travers l'Alaska.
00:44:51Euh, donc ils, ils élèvent, évidemment ils élèvent les chiens et les chiens peuvent avoir un petit
00:44:56genre chaque année ou quelque chose comme ça.
00:44:58Donc ils ne font pas reproduire les plus rapides et ils ne font pas reproduire les plus forts.
00:45:01Ils font reproduire ceux qui ont le plus grand désir de continuer à courir.
00:45:05Et donc, pour rebondir, il y a, mais donc, et donc ce que je dirais, ce que je répondrais à ça,
00:45:09c'est que, et encore une fois, comme pour un 100 mètres ou quelque chose du genre, c'est une compétence
00:45:13vraiment très simple.
00:45:14Genre, ce n'est pas une tâche très complexe, mais pour une tâche complexe, il y a probablement une multitude
00:45:19de choses nécessaires pour atteindre un niveau mondial.
00:45:23Il vous faudra donc, vous savez, de l'éthique de travail, de la persévérance, le désir de travailler
00:45:26pour reprendre vos mots, un certain niveau d'intelligence aide, un certain niveau de coordination œil-main
00:45:30aide.
00:45:31Genre, vous savez, il y aura juste ce très grand panier de, hé, vous
00:45:35avez besoin d'une certaine quantité de cet ensemble de compétences, mais desquelles avez-vous besoin ?
00:45:39Par exemple, en lutte, euh, j'avais des fibres musculaires à contraction incroyablement lente.
00:45:45Mon, mon meilleur temps sur 4 yards était de l'ordre de 5,8.
00:45:48Genre, je suis, je suis incroyablement lent, mais j'ai trouvé un moyen de faire en sorte que ça marche.
00:45:53Il y a aussi des lutteurs qui sont incroyablement explosifs et rapides et qui trouvent un moyen de faire fonctionner ça.
00:45:58Euh.
00:45:58Donc, vous savez, dans ce panier de choses possibles, vous en avez peut-être besoin, je dirais
00:46:0320 sur 25, mais vous n'avez pas besoin de toutes et vous pouvez un peu faire votre choix.
00:46:09Euh, donc ouais, je, je, je pense que c'est un sujet intéressant.
00:46:12Je, donc évidemment, je dirais que les gens sont manifestement prédisposés à naître
00:46:16différemment, mais je, je pense aussi que la première période de la vie est souvent négligée.
00:46:20Il y a un autre exemple, les gars, est-ce que vous connaissez les sœurs Polgar ?
00:46:23Non.
00:46:24Merde, alors, les Polgar, j'ai de la chance.
00:46:27Laissez-moi m'assurer que je retombe bien, je suis presque sûr d'avoir cent pour cent raison là-dessus.
00:46:30Euh, laissez-moi vérifier.
00:46:31Donc ce type, euh, ouais, j'ai raison.
00:46:33D'accord.
00:46:33Donc ce type, il a dit, je ne pense pas que le talent existe et je vais le prouver.
00:46:38Vous savez comment il va le prouver ?
00:46:39Il passe une annonce et il dit, je veux une femme qui veuille m'aider à faire des enfants pour être des champions
00:46:44d'échecs.
00:46:45Euh, et il trouve, et il en trouve une, n'est-ce pas ?
00:46:48Il trouve donc une femme qui accepte ces conditions, d'accord, nous allons, nous allons,
00:46:51nous allons procréer et ensuite mes enfants seront des champions d'échecs.
00:46:55Il, il annonce la couleur.
00:46:57Il le dit, mais avant même d'avoir des enfants, il le dit, et ses, ses trois filles,
00:47:02je crois qu'elles ont été trois des cinq joueuses les mieux classées de tous les temps.
00:47:05Carrément.
00:47:06Il a annoncé la couleur avant de procréer.
00:47:09Saint Jésus-Christ.
00:47:10D'accord.
00:47:10Bon, ouais, si vous pouvez annoncer la poche avant de rentrer la huit, euh, c'est de bonne guerre.
00:47:17Jared, est-ce que tu as déjà pensé au fait que tu avais peut-être un problème avec l'alcool ?
00:47:21Je ne pense pas à grand-chose, Chris.
00:47:23Eh bien, tu as bu un pack entier d'Athletic Brewing Co hier soir, mais ce sont des bières sans alcool.
00:47:29Et ce n'est pas un problème.
00:47:31Désolé, mec.
00:47:32J'ai juste continué à enchaîner, en attendant que les remords fassent surface.
00:47:35C'est jamais arrivé.
00:47:36Tu vois, la plupart des gens comme Jared ne veulent pas changer ce qu'ils boivent.
00:47:40Ils veulent juste éviter que le lendemain ne soit complètement gâché.
00:47:43Et c'est pourquoi je suis un si grand fan d'Athletic Brewing Co.
00:47:46Ils font les meilleures bières sans alcool de la planète.
00:47:52Vous pouvez trouver la gamme phare d'Athletic Brewing Co dans les supermarchés ou cavistes près de chez vous,
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00:48:24Alors ça m'intéresse, en regardant ton parcours, tu es resté invaincu pendant 87 matchs d'affilée.
00:48:31C'est mes deux dernières années de fac, oui.
00:48:33Oui.
00:48:34Qu'est-ce qui te traverse l'esprit quand tu es sur une telle série ?
00:48:37Est-ce que tu as de plus en plus peur de la perdre ?
00:48:40Est-ce qu'il y a une sorte de pression qui pèse par-dessus tout ça ?
00:48:44Il ne faut pas y penser.
00:48:45Si tu le faisais, tu finirais par la perdre.
00:48:48Tu sais, en fait, j'ai écrit deux, j'ai écrit deux livres maintenant avec de l'aide, bien sûr,
00:48:53parce que je ne suis pas un grand écrivain.
00:48:55L'un parle de ma vie.
00:48:56L'autre parle de mes idées en psychologie du sport.
00:48:59Mais pendant ma troisième ou ma quatrième année, j'ai en fait essayé d'écrire un autre livre, qui concerne,
00:49:05donc ça aurait été mon premier livre, tu vois ?
00:49:07Je ne l'ai jamais achevé parce que je trouvais qu'il n'était pas assez bon.
00:49:10J'ai travaillé avec ce docteur en psychologie du sport.
00:49:12Et l'une des choses qu'on a faites, c'est d'envoyer un questionnaire à chaque champion NCAA de Division I des 50 dernières années.
00:49:17Donc à ce moment-là, c'était de 1956 à 06, soit la période de 50 ans.
00:49:21Parce que je me suis dit, tu sais, je sais ce que je pense, mais je veux d'autres bons avis.
00:49:25On leur a donc envoyé ce questionnaire.
00:49:27Je crois qu'il y avait environ 12 questions.
00:49:29Et l'une des questions, qui était, ça a été très instructif pour moi, parce qu'à ce stade, j'avais déjà un titre NCAA.
00:49:35J'allais chercher le deuxième.
00:49:37Et l'une des questions était : quand êtes-vous passé de bon à excellent ?
00:49:40Et on cherchait une forme de changement dans mon entraînement.
00:49:46J'ai eu un nouvel entraîneur.
00:49:47J'avais un nouvel état d'esprit.
00:49:48Juste quelque chose.
00:49:49Genre, qu'est-ce qui a provoqué ça ?
00:49:52Et, tu sais, quand est-ce que c'est arrivé pour toi, spécifiquement ?
00:49:55Et c'était vraiment marrant, parce que la question était simple.
00:49:59La question était, on veut ça.
00:50:00Et on a eu quelque chose de complètement différent.
00:50:02Et c'est une question qui a obtenu les réponses les plus similaires de toutes, n'est-ce pas ?
00:50:07Donc si nous avons reçu 120 questionnaires, vous savez, ce sont toutes des questions ouvertes.
00:50:12Vous obtenez donc des choses qui couvrent toute la gamme de ce qui se passe.
00:50:17Beaucoup d'entre eux ont dit : votre question suppose que j'étais exceptionnel.
00:50:21Je n'ai jamais atteint ce niveau d'excellence pour autant, n'est-ce pas ?
00:50:24C'étaient donc toutes ces personnes qui, et si l'on regarde la lutte, un champion d'État de Division I fait partie des 99,99 %.
00:50:32Genre, vous savez, on parle d'un sur 100 000.
00:50:36Il y a environ un million de pratiquants de lutte en Amérique aujourd'hui.
00:50:38Il y a 10 champions de la NCAA, soit environ un sur 100 000 ou quelque chose comme ça.
00:50:42Donc si l'on doit qualifier cela d'exceptionnel, ils en font clairement partie.
00:50:45Et ils disaient tous, pas tous, d'accord, pas tous, un très grand pourcentage disait d'une manière ou d'une autre : je ne suis pas exceptionnel.
00:50:50Je ne l'ai jamais été.
00:50:52Et donc, en lisant ces réponses, cela m'a frappé : d'accord, j'ai gagné un titre NCAA.
00:50:58Donc, selon ma propre définition, je serais exceptionnel.
00:51:00Je n'y avais même jamais pensé.
00:51:02Je n'ai jamais songé à l'envisager.
00:51:03Tout ce à quoi je pensais, c'était : comment puis-je m'améliorer ?
00:51:06Comment battre cette prochaine personne de la pire des manières ?
00:51:08Et c'est donc l'une de ces choses où j'ai réalisé que la puissance résidait dans le fait de ne pas y penser.
00:51:14Genre, être simplement concentré sur la tâche devant soi plutôt que de, et vous savez, l'une des choses qui m'agace, c'est quand les gens demandent : quel est votre héritage ?
00:51:25Mon héritage n'est pas déterminé par moi.
00:51:27Mon héritage sera déterminé par ce que tous les autres pensent de moi.
00:51:30Je vais me concentrer chaque jour sur ce que je dois faire pour m'améliorer.
00:51:34Et ce que je dois faire, c'est ce qu'il y a de mieux pour ma vie, et peu importe ce qu'ils veulent penser de moi.
00:51:38C'est un peu ainsi que toutes ces personnes réfléchissent.
00:51:40C'est du genre : je me focalise juste sur mon amélioration et je ne m'inquiète pas d'être exceptionnel comme vous dites.
00:51:46Euh, et je trouve que c'est vraiment, vraiment puissant.
00:51:49Ouais.
00:51:49C'est fascinant.
00:51:50Je suppose que l'obsession d'être habité par un désir constant de s'améliorer est précisément la raison pour laquelle ces personnes se distinguent du lot.
00:52:00On pourrait probablement demander, ce qui serait intéressant, c'est d'interroger des gens qui ne sont pas devenus champions NCAA, mais qui faisaient peut-être partie des 2 % meilleurs, et leur demander à quel moment ils estiment être devenus exceptionnels.
00:52:14Et ils seraient peut-être plus enclins à répondre : oh, je suis devenu exceptionnel à tel moment.
00:52:19Peut-être que le fait de ne pas se croire exceptionnel est précisément ce qui engendre l'excellence.
00:52:23Je veux dire, vous avez sûrement déjà entendu cette phrase.
00:52:26Oh mon dieu, repose en paix.
00:52:28Mon vieux coach Duke Roufus disait ceci.
00:52:30Euh, si vous êtes vert, vous grandissez.
00:52:33Oh, c'était quoi cette phrase ?
00:52:35C'était essentiellement : si vous êtes vert, vous grandissez.
00:52:36Donc si vous avez une mentalité de ceinture blanche, je n'en reviens pas d'avoir oublié ce qu'il disait tout le temps.
00:52:41Oh là là.
00:52:42En gros, si vous êtes vert, vous grandissez ; si vous croyez être une ceinture blanche et que vous êtes ouvert aux connaissances et à l'apprentissage des autres, vous continuez à progresser.
00:52:49Mais quand vous pensez que vous savez tout, ou que vous êtes assez bon, alors vous commencez à décliner.
00:52:55Et donc, vous savez, avec notre académie de lutte, maintenant cela fait 15 ans qu'elle est ouverte, et surtout au début avant que nous ne soyons aussi influents...
00:53:03Parce que maintenant, souvent, nous avons des enfants depuis qu'ils sont tout petits, 5, 6, 7 ans.
00:53:08Euh, mais auparavant, nous voyions certains gamins dire : oh, je veux un titre de section.
00:53:14Je n'ai pas besoin de t'écouter.
00:53:16Je suis vraiment fort.
00:53:16Je veux un titre de section ou je veux un titre d'État.
00:53:18Je suis vraiment, vraiment fort.
00:53:19Alors que, vous savez, on parle de titre d'État et de champion d'État.
00:53:22Ce n'est même pas comparable, ce n'est pas dans la même cour.
00:53:25Donc oui, je serais cent pour cent d'accord pour dire qu'une fois que les gens pensent avoir réussi, qu'ils savent tout, qu'ils en savent assez ou qu'on ne peut plus les aider, alors en général, il y a une sorte de stagnation ou de déclin de leur talent et de leurs capacités.
00:53:40Les gens ont même conscience de cela lorsqu'ils observent la trajectoire de n'importe quelle personne engagée dans une quête de vie, la différence entre quelqu'un qui a chuté et quelqu'un qui n'a jamais percé.
00:53:56C'est assez fascinant pour moi.
00:53:58Il y a, euh, évidemment la personne qui a chuté du fait même d'avoir chuté.
00:54:04Cela signifie qu'à un moment donné, elle était montée assez haut.
00:54:06Ouais.
00:54:06Il y a une sorte de dénigrement supplémentaire : oh, tu l'avais et tu l'as perdu, par opposition à : tu ne l'as même jamais eu.
00:54:16Même si, objectivement, vous avez fait mieux, nous sommes tellement séduits et tellement fascinés par la perspective de l'élan et du potentiel que si la direction du parcours est descendante, on passe de “tu étais exceptionnel” à “tu l'es moins qu'avant”, plutôt que d'être passé d'un niveau moyen à meilleur que la moyenne, avant de vous arrêter en quelque sorte.
00:54:41Et puis vous êtes devenu meilleur que la moyenne.
00:54:43Et puis vous vous êtes en quelque sorte arrêté.
00:54:46Ouais.
00:54:47La personne qui n'a jamais percé, mais qui n'a pas eu l'occasion de chuter, est dans une position préférable.
00:54:52Parfois.
00:54:53Mec, c'est le genre de situation où je dirais simplement qu'il faut ignorer tout le monde.
00:54:57Euh, parce que je suis d'accord, tant de fois les gens utilisent le terme “fini” pour aller dans votre sens.
00:55:02Cela signifie qu'à un moment donné, ils ont dû être bien meilleurs qu'ils ne le sont actuellement, mais le temps est invaincu.
00:55:06Personne n'a été au sommet éternellement.
00:55:08Et donc, euh, vous savez, je me suis effectivement retiré de la compétition.
00:55:11Je m'y suis retiré pour la première fois en 2017.
00:55:14Je n'avais pas eu l'occasion d'affronter les meilleurs gars.
00:55:15Alors j'ai dit : si jamais c'est le cas, je sors de ma retraite.
00:55:18Je suis revenu pour combattre à dix-huit ans.
00:55:20Ensuite, j'ai eu des problèmes.
00:55:20Je me suis donc retiré à nouveau relativement vite après cela.
00:55:24Euh, mais je me dis toujours, si quelqu'un veut continuer à combattre, ce qui... écoutez, le combat est un sport très dur.
00:55:31Et donc, passons au football américain, si un Aaron Rodgers ou un Tom Brady veulent continuer à concourir, qu'est-ce qui cloche chez eux ?
00:55:39Continuer à essayer... bien sûr, ils ne seront pas aussi bons à 43 ans qu'ils l'étaient à 28 ou 32 ans, évidemment.
00:55:45Mais qui s'en soucie ?
00:55:46Genre, ils se maintiennent toujours pour faire partie des 32 meilleurs postes en NFL, n'est-ce pas ?
00:55:51Il faut faire partie des 32 meilleurs quarterbacks pour jouer sur le terrain.
00:55:54Si ce n'est pas le cas, vous ne jouerez pas.
00:55:56Euh, donc c'est quelque chose du genre : eh bien, ça, c'est l'opinion des autres.
00:56:00Et si vous voulez continuer à jouer au football ou à n'importe quel autre sport, que faites-vous ?
00:56:04Alors, par tous les moyens, ça a de l'importance.
00:56:06Ouais.
00:56:07Eh bien, dans la même idée, je suppose que vous êtes resté invaincu pendant près d'une décennie, n'est-ce pas ?
00:56:12Presque une décennie entière, mais beaucoup de fans occasionnels se souviennent de vous pour un K.O. en cinq secondes.
00:56:19Oui.
00:56:19Qu'est-ce que cela vous a appris sur la réputation ?
00:56:22Je l'ai ignorée au travail et je voyais bien que vous l'ignoriez aussi.
00:56:25Donc, euh, oui, je n'y ai tout simplement jamais prêté trop d'attention.
00:56:29Je veux dire, pour ma part, j'adorais la compétition et je voulais prouver que j'étais le meilleur.
00:56:32Et c'est pourquoi, vous savez, quand j'ai pris ma retraite, j'ai dit : la seule condition pour revenir, c'est d'affronter...”
00:56:36...quelqu'un mieux classé que moi.
00:56:38Alors, euh, vous savez, pendant mon passage au Bellator et à One Championship...
00:56:44...j'ai affronté pas mal de gars très bien classés.
00:56:48Jay Hieron était assez bien classé, mais je l'ai combattu.
00:56:51Douglas Lima, euh, il y en avait toute une poignée, mais je n'ai jamais eu l'occasion de combattre quelqu'un qui était...”
00:56:56dans le top cinq.
00:56:57Alors je me suis dit que j'étais bloqué à la sixième place.
00:57:01Donc quand je suis revenu, tu sais, j'avais pris ma retraite, je me suis dit : je ne veux pas
00:57:04combattre quelqu'un de meilleur que moi.
00:57:05Je ne veux pas combattre quelqu'un de moins bon que moi parce que je veux prouver que je suis le numéro
00:57:07un.
00:57:08Et donc, tu vois, tout de suite, c'était Robbie Lawler qui était, je ne sais pas s'il était numéro
00:57:11deux ou numéro trois mondial à ce moment-là.
00:57:13Mais ouais.
00:57:14Et c'est un cas où je pense que beaucoup de gens, et certains m'ont conseillé : “Ne fais pas ça,
00:57:18si tu perds,
00:57:18les gens auront une autre opinion de toi.”
00:57:20Et j'ai répondu : “Je m'en fous de ce que les gens pensent de moi.”
00:57:23Je n'ai jamais fait de MMA pour me soucier du regard des autres.
00:57:25J'ai commencé le MMA pour voir si je pouvais être le meilleur au monde.
00:57:27C'est ça que je veux faire, c'est ce que je vais faire.
00:57:29Et écoute, je n'y suis pas arrivé.
00:57:30Je suis passé vraiment très près.
00:57:32Mais non, je n'ai aucune honte par rapport à ça.
00:57:34En y repensant, en regardant ton parcours, cette première vidéo que tu as publiée,
00:57:39qui était à la fois inspirante et bouleversante à parts égales.
00:57:44Tu as cette opportunité de voir ta vie définie par une multitude de situations différentes.
00:57:49Tu as eu l'occasion de voir ta carrière définie par ton titre de champion NCAA et tes 87 victoires
00:57:55consécutives sans défaite.
00:58:03Ouais.
00:58:04Ouais.
00:58:05sans basculer sur autre chose.
00:58:09Ouais.
00:58:11L'opportunité d'être défini par le KO le plus rapide, l'opportunité d'être défini par
00:58:12la boxe contre Jake Paul, l'opportunité maintenant d'être défini comme le type qui a vaincu
00:58:16la mort, a reçu deux nouveaux poumons et est retourné faire de la lutte en l'espace d'un an.
00:58:22À chacun de ces tournants, le monde t'offre en quelque sorte l'opportunité de faire de
00:58:27ta vie une chose précise.
00:58:32Et j'ai l'impression que tu continues d'envoyer balader toutes ces étiquettes.
00:58:34Ouais.
00:58:42C'est de ça qu'il s'agit dans la vie. L'héritage est défini par les autres s'ils le veulent.
00:58:43Et s'ils ne veulent pas penser à moi, je m'en moque royalement.
00:58:44J'espère qu'ils mènent une vie formidable et je vais continuer à vivre la mienne comme je l'entends,
00:58:47et aussi pleinement que possible.
00:58:49Et, tu sais, je ne sais pas si les gens pensent consciemment cela de moi, mais je pense
00:58:54qu'il y a beaucoup de gens qui sont inspirés – si c'est le bon mot – par
00:58:56mon refus de me laisser abattre face à tout ça.
00:59:01Genre, je vais tenter ma chance.
00:59:08Si tu m'offres une opportunité, je la saisirai à chaque fois.
00:59:11Et je te le dis, je n'ai pas besoin qu'on me serve quoi que ce soit sur un plateau.
00:59:13Tout ce dont j'ai besoin, c'est d'une opportunité.
00:59:16Et si tu m'en donnes une, je la prends.
00:59:19Est-ce que je vais gagner à chaque fois ?
00:59:21Non.
00:59:23Est-ce que l'un d'entre nous gagne à chaque fois ?
00:59:24Non plus.
00:59:25Et il y a un très bon livre à ce sujet.
00:59:27Je ne sais pas ce que tu en penses, mais moi je l'aime bien.
00:59:28J'ai eu la chance de le rencontrer, il est super sympa. Il s'appelle Jon Gordon.
00:59:32Il a écrit “Energy Bus”... enfin non, pardon, “Chop Wood, Carry Water”.
00:59:35C'est un livre vraiment excellent.
00:59:37Et puis, c'est marrant, il a écrit d'autres livres.
00:59:38Le plus notable reste celui-là.
00:59:40Mais après, il a écrit un livre intitulé “Finish Empty”.
00:59:43Euh, et puis, c'était drôle parce qu'il a écrit une poignée de livres, le plus notable
00:59:47étant Chopped Wood, Carry Water.
00:59:48Du coup, j'ai pu le lire avec littéralement la perspective d'un lit de mort, parce que je venais de me réveiller...
00:59:54Je ne sais plus la date exacte de sa sortie.
00:59:58Je l'ai reçu peut-être un mois et demi ou deux mois après que tout ça se soit produit.
01:00:05Et l'une des citations vraiment formidables...
01:00:07qui me reste en tête...
01:00:08Il faut que je ne me trompe pas : le but de la vie n'est pas d'arriver en vie et sans encombre au terme de sa mort.
01:00:14Je crois que 95 % des gens ne consomment pas assez de fibres, et c'est pour ça que Momentus
01:00:19a créé Fiber Plus.
01:00:19Parce que consommer la quantité de fibres recommandée uniquement par l'alimentation, c'est
01:00:25assez difficile, parfois même plus difficile que ton dernier passage aux toilettes.
01:00:31Les fibres ne servent pas seulement à la digestion. C'est le socle de ta santé intestinale,
01:00:37qui régule l'assimilation des nutriments,
01:00:38la stabilité de ton énergie et ta vitesse de récupération.
01:00:40Si ton système digestif n'est pas au point, tout ce que tu fais fonctionne au ralenti.
01:00:44Fiber Plus associe trois actions en une pour cibler la digestion, la barrière intestinale
01:00:46et la stabilité de la glycémie en même temps.
01:00:50C'est pour ça que je prévois de faire de mes prochaines grosses commissions du Momentus.
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01:00:58C'est pourquoi j'ai bien l'intention de faire de mon prochain grand achat chez Momentus.
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01:01:21Tu as cette phrase :
01:01:23“Le but de la vie n'est pas d'arriver en vie et sans encombre au terme de sa mort, arrête de t'inquiéter et passe à l'action.”
01:01:31Exactement.
01:01:32Et il y en a une autre très bonne.
01:01:36Encore une excellente.
01:01:37J'espère m'en souvenir...
01:01:38S'inquiéter, c'est comme un rocking-chair.
01:01:39Ça bouge beaucoup, mais ça ne mène nulle part.
01:01:40Exactement.
01:01:43Alors arrête de te tracasser.
01:01:46Passe à l'action.
01:01:47C'est un peu comme ça que je menais ma vie avant tout ça.
01:01:49Et maintenant, c'est encore plus vrai, mec.
01:01:50C'est exactement comme ça que je vais continuer à faire.
01:01:53Et maintenant c'est du genre, mec, je vais, ouais, c'est, c'est comme ça que je vais faire.
01:01:57Et, tu sais, je, euh, comme je l'ai dit, je prends mes médicaments tous les jours.
01:02:01Je porte mon masque quand il le faut, je vais essayer de ne pas être imprudent avec ma vie.
01:02:04Je, mon, mon plan est d'être la personne ayant vécu le plus longtemps avec une double greffe des poumons.
01:02:09C'est mon objectif.
01:02:10Tu sais quel est le record ?
01:02:1138 ans.
01:02:12Alors je vise 39, bébé.
01:02:14Wouah.
01:02:14Et quel âge tu aurais, quel âge tu aurais ?
01:02:17Euh, j'aurais 80 ans.
01:02:19Donc, tu vois, euh, ouais, ce serait, euh, ce serait, ce serait une belle, une belle vie.
01:02:25Et, tu sais, je, honnêtement, je me dis que si je tiens encore 15, 20 ans, il y aura
01:02:29de nouvelles technologies d'ici là.
01:02:30Ils commencent déjà à fabriquer des organes avec, euh, vos propres cellules souches, je crois que c'est ce
01:02:35qu'ils font.
01:02:36Et donc ça me débarrasserait aussi des immunosuppresseurs, une fois que tout cela sera passé.
01:02:40Donc tu suggères que tu aurais une autre greffe de poumons.
01:02:44Ouais, tu serais, tu serais partant pour ça.
01:02:46Tu le referais.
01:02:48Oh, absolument.
01:02:49Je veux dire, parce que les immunosuppresseurs, euh, sont, euh, pour une bonne part
01:02:54la raison pour laquelle l'espérance de vie n'est pas si élevée, car quand tu tues ton système immunitaire, tu provoques
01:02:58tout un tas d'autres problèmes.
01:02:59C'est vrai.
01:03:00Euh, et donc je ne sais pas, tu sais, ils, ils sont, ils fabriquent littéralement des organes
01:03:05avec des cellules souches et votre, votre propre ADN.
01:03:09Euh, mais ils ne sont probablement pas très bons encore.
01:03:12Mais j'ai l'impression que, si, s'il y a une liste de personnes,
01:03:14des gens sur qui ils veulent tester ça comme étude de cas, je me dis qu'un ancien, ex-athlète
01:03:19professionnel est probablement très bien placé.
01:03:20Et je ne sais pas combien d'ex-athlètes professionnels de ton niveau ont eu, genre, combien, personne ne va
01:03:25l'être, je, je me porte volontaire, je me porte volontaire pour avoir la greffe de mes vrais poumons
01:03:29à mes faux vrais poumons.
01:03:32Euh, ouais, exactement.
01:03:34Ouais.
01:03:34Euh, eh bien, j'ai dit à mon médecin, je viens de dire à mon médecin, j'ai dit, hé mec, euh, un de mes médecins
01:03:39est plutôt jeune et il est progressiste.
01:03:42Genre, tu vois qu'il veut que ça bouge et il veut rendre, tu sais, la vie meilleure
01:03:45pour tous les patients greffés des poumons.
01:03:47Et puis j'ai dit, hé mec, tu as des idées qui, selon toi, vont marcher, soumets-les-moi
01:03:52parce que tu ne trouveras personne de plus discipliné et je suis partant.
01:03:55Si tu penses que ça va m'aider à vivre plus longtemps, je vais, je vais suivre ce protocole.
01:03:59Alors tu me le dis.
01:04:00Putain, ouais.
01:04:01Mec, tu es, tu es une inspiration, mec.
01:04:03Tu l'as toujours été, mais là, c'est un autre niveau.
01:04:06Donc je suis, je suis vraiment, vraiment heureux que tu sois toujours là.
01:04:08Je suis vraiment heureux que tu fasses ça.
01:04:09Bonne chance pour le combat.
01:04:11Je vais regarder.
01:04:12Je vais regarder et apprécier.
01:04:13Euh, merci.
01:04:14Qu'est-ce que tu as d'autre en cours ?
01:04:15Où est-ce que les gens devraient aller pour se tenir au courant de tout ça ?
01:04:17Oh mec.
01:04:18Euh, je, tu sais, je ne publie plus tellement sur les réseaux sociaux.
01:04:21Euh, juste Instagram et Twitter et juste mon vrai nom, euh, ce n'est plus Twitter.
01:04:25Ça s'appelle X.
01:04:26Désolé.
01:04:27Euh, je, mais en fait, j'ai un film qui sort cet automne aussi.
01:04:30Euh.
01:04:31À propos de ça.
01:04:33Ça va être excitant.
01:04:35Euh, je ne sais pas encore exactement quand il sort.
01:04:37Euh, donc l'un des amis de famille de ma femme au lycée, euh, était producteur de cinéma et
01:04:42il regardait mes trucs l'été dernier.
01:04:45Et il a dit, ça a l'air incroyable.
01:04:47Euh, vous, est-ce que vous seriez ouverts à l'idée ?
01:04:49Ma, ma femme avait filmé tellement de choses pendant que j'étais à l'hôpital et, euh, il a proposé
01:04:54le projet et les Henry, je ne sais pas si vous les connaissez, euh, chez Novo Studios l'ont
01:04:58pris.
01:04:59Et donc on a tourné pas mal de séquences dessus et je, je pense que ça va être super.
01:05:03Et j'espère que ça inspirera vraiment les gens à mener une vie où, comme je l'ai dit, ils sont,
01:05:08ils n'ont peur de rien.
01:05:09Ils vivent la vie qu'ils veulent vivre, et non pas celle dictée par la peur de ce que les
01:05:13autres vont penser d'eux.
01:05:14Pour qu'ils ne s'interdisent rien, qu'ils prennent des risques, euh, et qu'ils vivent leur vie aussi pleinement que possible.
01:05:19C'est un peu ce que j'espère inspirer aux gens.
01:05:22Incroyable, mec.
01:05:23Incroyable.
01:05:23Mec, restons en contact.
01:05:25J'ai hâte de voir ce que tu vas faire ensuite.
01:05:26Et, euh, on se reparle, euh, quand le documentaire sortira.
01:05:30Génial.
01:05:31J'adore.
01:05:31Merci beaucoup, mec.
01:05:32Je t'apprécie, mec.
01:05:33À plus tard.
01:05:34Félicitations.
01:05:34Vous êtes arrivé à la fin d'un épisode de podcast complet.
01:05:37Votre cerveau n'a pas été complètement ramolli par TikTok au point de voler en éclats.
01:05:41Pourquoi ne pas en regarder un autre ?
01:05:43Juste ici.
01:05:45Allez.
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