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Le refus exprimé par un client lors d'une réunion commerciale n'est généralement qu'une excuse. Dire que le budget est insuffisant ou qu'il n'y a pas de décideur n'est pas la véritable raison. C'est simplement le signe que votre proposition ne correspond pas à leurs priorités. Le commercial débutant est déconcerté par ces propos et interrompt la conversation, mais le praticien aguerri lit la psychologie qui se cache derrière et change le cours de la réunion.
Le refus n'arrive jamais sans avertissement. Tout au long de la réunion, le client dissimule ses mécanismes de défense derrière les mots qu'il utilise. En tant que professionnel, vous devez noter et catégoriser les mots prononcés par votre interlocuteur dès le début de la réunion.
Lorsque vous entendez ces mots, sortez immédiatement votre script de réponse. Si l'on mentionne un manque de fonds, ne discutez pas d'une simple réduction de prix, mais parlez du délai de récupération de l'investissement. Demandez : "S'il ne s'agit pas d'une simple dépense mais d'une structure permettant un retour sur investissement sous 3 mois, la nature du budget pourrait-elle changer ?" Si vous recadrez la situation avec une question en moins de 5 secondes, la conversation ne s'arrêtera pas.
Les questions ouvertes donnent au client une porte de sortie. Si vous voulez reprendre le contrôle, réduisez l'éventail des choix. Lorsque vous préparez une proposition de réunion, supprimez toutes les questions qui nécessitent une réponse par oui ou par non.
Proposez plutôt deux alternatives pour obliger l'interlocuteur à choisir entre elles. Au lieu de demander : "Souhaitez-vous procéder à la signature ?", demandez : "Préférez-vous commencer avec la licence standard ou le modèle d'abonnement plus économique est-il plus adapté ?" Les options amènent le cerveau de l'interlocuteur à réfléchir à une alternative plutôt qu'au refus. Après la question, rassurez-le en ajoutant que de nombreux clients ont choisi une méthode spécifique.
Le prix ou les fonctionnalités ne sont que des raisons superficielles. Ce que le client craint réellement, c'est souvent sa réputation au sein de l'organisation ou sa performance personnelle. Observez les changements dans l'expression faciale et le regard de votre interlocuteur lorsqu'il entend les conditions clés.
Si la personne serre les lèvres ou fronce les sourcils, arrêtez immédiatement votre présentation. Demandez : "Y a-t-il un point que nous devrions clarifier davantage ?" Cette question fait remonter les préoccupations à la surface. Si l'interlocuteur affiche un regard méprisant, la persuasion logique ne servira à rien. Changez immédiatement de matériel en présentant des données de référence concrètes.
Dire "je vais examiner la question" à la fin d'une réunion est en réalité un refus. Pour éviter cette situation, laissez l'interlocuteur construire lui-même sa logique. Avant de terminer la réunion, demandez-lui de résumer lui-même les trois points les plus importants discutés aujourd'hui.
Utilisez les mots-clés prononcés par l'interlocuteur pour rédiger votre e-mail de suivi. Les gens croient plus fermement aux paroles qu'ils ont eux-mêmes prononcées qu'aux informations données par autrui. Si vous le faites résumer les choses lui-même, il devient son propre défenseur de la proposition. Enfin, confirmez les prochaines étapes en incluant un appel à l'action précisant une date et un lieu concrets.